Le Barça, une révolution en marche

Longtemps épargné par les secousses trop puissantes des intersaisons, le FC Barcelone devra jouer au chamboule-tout cet été, à l'instar d'autres équipes qui ont déçu cette saison : Manchester United, Tottenham, l'Inter Milan ou encore le Bayern Munich. Et au Barça, comme ailleurs, un mot d'ordre : avoir un coup d'avance. Le chantier, et la concurrence, sont de taille. 

Au FCB, quand il y a révolution, cette dernière se fait en profondeur. A l'été 2008, lors de l'arrivée de Pep Guardiola sur le banc et après le sacre de l'Espagne à l'Euro, le Barça opte pour un changement radical. Exit progressivement les véritables n°9 tels que Thierry Henry (été 2010), Zlatan Ibrahimovic (été 2010) ou encore Samuel Eto'o (été 2009), et bienvenue dans le onze de départ à des joueurs petits, techniques et rapides : Alexis Sanchez (Udinese), Pedro, Cesc Fabregas (Arsenal). Le résultat, avec attaquants puis sans attaquant : 13 trophées remportés, dont deux Ligue des champions (2009,2011). Mais cette saison, avec le pari Géraldo Martino, dont l'arrivée était souhaité par Léo Messi himself, le Barça a perdu sa splendeur : défaite en finale de Coupe du Roi, élimination en C1 et Liga qui s'éloigne après son nul concédé contre Getafe (2-2). Et comme souvent, c'est l'entraîneur qui trinque. 

100 millions d'euros minimum

Tata prépare donc ses valises. Pour le remplacer, les dirigeants blaugrana auraient trouvé son remplaçant idéal en la personne de Luis Enrique. Ce dernier a le profil type : il détient l'"ADN du Barça", a entraîné l'équipe B du FC Barcelone (2008-201). Certes, les mauvaises langues diront que le natif de Gijon, qui a joué pour le Barça entre 1996 et 2004, n'a pas laissé une empreinte éternelle sur le banc de l'AS Rome (2011-2012). Qu'à cela ne tienne, Enrique devrait bien revenir au Camp Nou en tant que meneurs d'hommes. Mais quels hommes ? 

Après l'arrivée très médiatique et coûteuse du Brésilien Neymar l'été dernier, le gros dossier du Barça se nomme la défense. Avec le départ à la retraite de Puyol, le probable transfert de Dani Alves (Manchester City, PSG ?) et le départ acté de Victor Valdès, dans l'équipe première depuis 2002, la cellule du recrutement catalane est en ébullition. Des noms circulent dans le secteur défensif : Mats Hummels (Borussia Dortmund), le favori, Daniel Agger (Liverpool), l'hypothèse, David Luiz (Chelsea) et Thiago Silva (PSG), les doux rêves, Aymeric Laporte (Atlétic Bilbao), l'avenir. L'international allemand, Mats Hummels, 25 ans, devrait débarquer contre un chèque de 35 millions d'euros selon différents médias ibériques. Le ton est donné. Au poste de gardien de but, Thibault Courtois (Atlético Madrid) est fantasmé, Marc-André Ter Stegen (Monchengladbach) devrait arriver. 

Et la Bundesliga plaît décidément bien aux responsables barcelonais. Ainsi, la dernière rumeur en date se nomme Javi Martinez. International espagnol, ancien de Bilbao, le jeune joueur, âgé de 25 ans, a été très peu utilisé par Guardiola cette saison. Et rappelons que le Barça a cédé Thiago Alcandara aux Bavarois l'été dernier. Un simple retour d'appareil ? 40 millions d'euros pourraient cependant être nécessaire pour cette transaction. Devant, peu de changements à attendre. Alexis Sanchez pourrait cependant venir apporter un peu de beurre dans les épinards en filant à la Juventus Turin. Lionel Messi devrait prolonger dans les prochaines heures avec un salaire oscillant entre 20 et 25 millions d'euros par an. D'autres rumeurs envoient également Sergio Agüero, le buteur de Manchester City, en Catalogne. Sous contrat jusqu'en 2017, El Kun aurait les faveurs de Messi. La Coupe du monde pourrait être un élément capital dans la composition du onze du FCB la saison prochaine. 

Une incertitude perdure cependant : le Barça aura-t-il le droit de recruter et d'avoir ainsi la chance de lancer un nouveau cycle ? Un temps menacé par la Fifa d'une interdiction de recrutement pour l'été 2014 et l'hiver 2015, le club catalan a vu cette mise en garde suspendu jusqu'à nouvel ordre par la haute instance du football mondial. Par étape, mais au pas de course, la révolution du Barça se fera dans les semaines et les mois à venir : autorisation de recrutement, entraîneur, joueurs. Mais d'ici là, l'un des deux clubs de Madrid, donc un rival, aura remporté la Ligue des champions et la Liga...

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