Depuis le début du Mondial, un attaquant essuie bon nombre de critiques : Fred. Le numéro 9 de la sélection brésilienne n'a été que l'ombre de lui-même lors des deux rencontres disputées par son pays, contre la Croatie (3-1) et le Mexique (0-0). L'ancien attaquant de l'OL (2005-2009), aujourd'hui à Fluminense, est loin de son meilleur niveau. Le sélectionneur de la Seleçao, Luis Felipe Scolari, a-t-il eu raison de faire, depuis plusieurs mois déjà, de Fred le n°9 titulaire de la formation auriverde ?

Fred, par monts et par vaux.

Fred, par monts et par vaux.

Pourquoi Fred ? 

Lorsque l'on regarde la sélection brésilienne sur le papier, on est très vite impressionné par ses joueurs défensifs, par ses créateurs que son Neymar ou Oscar et par les capacités de son banc (Bernard, Fernandinho, Jô, Ramires, Willian...). Alors que la situation de l'expérimenté gardien de but, Julio César, qui s'est récemment engagé en faveur du FC Toronto, peut faire l'objet de débats, le cas de Fred est bien au coeur de toutes les préoccupations. Et pourtant.

Fred a gagné ses talons de titulaire sur le front de l'attaque de la Seleçao lors de la dernière Coupe des confédératoon 2013, remporté par le Brésil au détriment de l'Espagne (3-0). Lors de cette compétition, Fred a scoré à 5 reprises, dont un but en demi-finale contre l'Uruguay (2-1), et un doublé en finale (3-0). A ce moment, le natif de Teofilo Otoni est considéré comme le parfait pendant offensif de la star, Neymar. A l'aube de la Coupe du Monde, Fred affiche pas moins de 17 buts au compteur en 34 apparitions sous le maillot du Brésil. 

Et sur les dernières années, les stats de Fred sont loin d'être faméliques. Au contraire. Depuis son retour au pays, à Fluminense, l'attaquant carioca a inscrit la bagatelle de 122 buts en 197 matches disputés toutes compétitions confondues. Toujours avec les Tricolor, depuis le début de l'année 2014, Fred a trouvé à 5 reprises le chemin des filets en 8 matches. Pas de quoi rougir, une nouvelle fois. 

Qui à la place de Fred ? 

Depuis son retour à la tête de la sélection brésilienne en novembre 2012, Luis Felipe Scolari a toujours prêté sa confiance à Fred. Mais quels attaquants brésiliens auraient bien pu prétendre à une place dans le onze de Felipao à l'occasion de cette Coupe du Monde ? Cherchons bien. 

Quatre ans plus tôt, deux attaquants avaient été inscrits parmi les 23 Brésiliens lors de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud : Luis Fabiano et Nilmar. Le premier est aujourd'hui victime de son âge (33 ans) et d'un rendement nettement plus faible que lors de son passage au FC Séville. Sa doublure, de l'époque, Nilmar, également passé par l'OL comme Fred (décidément) n'est âgé "que" de 29 ans. Seul hic, l'ancien feu-follet de Villarreal coule des jours heureux au Qatar, à El-Jaish Doha. 

Toujours dans la catégorie "Anciennes gloires", certes plus dynamiteurs de surface qu'attaquants de métiers, Ronaldinho (34 ans), Robinho (32 ans) ou encore Kaka (30 ans ont été oubliés par Felipao. 

A seulement 24 ans, Alexandre Pato, l'ancien chouchou de San Siro, n'est pas au rendez-vous. Aujourd'hui à Sao Paolo, l'homme de cristal n'a pas été épargné par les pépins physiques ces dernières années. Egalement âgé de 24 ans, Leandro Damiao n'a toujours pas pris le vol pour l'Europe. Lui aussi touché par les blessures, il tentera de se relancer à Santos, club pour lequel il a signé en janvier dernier. 

Epanoui avec le Shakthar Donetsk depuis 2006, Luiz Adriano est l'un des attaquants qui affichent les plus belles stats. Auteur de 24 buts en 39 matches disputés toutes compétitions condues avec le club ukrainien, il n'a cependant, à 27 ans, jamais été appelé en sélection. L'ex-joyau de l'Internacional évolue pourtant dans le même club que Bernard, appelé par Luis Felipe Scolari... 

Autre élément jamais retenu en Seleçao, Lima. Auteur de 50 buts en 99 matches avec Benfica sur ces deux dernières saisons (!), l'ancien de Santos, aujourd'hui âgé de 30 ans, aurait pu avoir sa chance plus tôt. 

Mais que la Seleçao se rassure. En 2010, la Roja de Vicente del Bosque a soulevé la Coupe du Monde en jouant la plupart de ses matches sans véritable avant-centre. Après, pas sûr que le fait d'évoquer la sélection espagnole auprès des mordus du ballon rond au Brésil ne soit une bonne idée. En effet, pour beaucoup, dont l'ancien joueur Zico, Felipao aurait dû convaincre Diego Costa, le buteur de l'Atlético Madrid, d'opter pour la Seleçao... 

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