Holà les Fastfooters. La journée est difficile, après les fusillades qui ont frappé Paris hier soir. Votre site essaie, tant bien que mal, de vous proposer une lecture annexe ce jour, même si votre coeur n'est pas forcément au foot et à la boutade. Aujourd'hui, TFF s'intéresse aux joueurs qui ont quitté l'Atlético Madrid trop tôt, ou pas au bon moment ou qui n'auraient jamaus dû partir. Du gardien aux attaquants en passant par l'entraîneur, voici ceux qui doivent regretter quelque peu Vicente Calderon. N'hésitez à partager cet article avec vos amis et vos proches sur les réseaux sociaux.

ATLETICO MADRID : LE XI QUI N'AURAIT JAMAIS DU PARTIR

1. Thibaut Courtois : du meilleur au second couteau

 

Qui est The best goalkeeper on the world ? Actuellement, tous les regards se portent vers l'Allemand Manuel Neuer pour répondre à cette question. Mais il y a encore quelques mois, c'est un Belge qui tenait tête au portier du Bayern : Thibaut Courtois. Elément indiscutable de la sélection des Diables rouges devant Simon Mignolet, le natif de Bree connaît des heures difficiles avec Chelsea. Prêté trois belles saisons chez les Colchoneros, Courtois a franchi les Pyrénées et la Manche, à l'été 2014, pour prendre la succesion de Petr Cech. 

Après une première saison très convaincante, où il est le grand artisan du titre de champion d'Angleterre avec les Blues, c'est la tuile pour le Belge. Opéré du genou au début du mois de septembre, le talent belge n'est pas sûr de réintégrer son équipe avant l'année 2016. Une team qui végète dans les profondeurs du classement, malgré des matches convaincants de sa doublure, Azmir Begovic. Dès son retour, Courtois devra jouer des gants pour sauver sa formation. Il devra également convaincre son bouillonnant entraîneur, le Portugais José Mourinho, qui a le soutien de son nouveau n°1. Fayot ?

Le fait d'être à cette position au classement ne me donne pas de regrets quant au fait d'avoir signé pour Chelsea. Je pense qu'il n'est pas nécessaire de parler des qualités de José. C'est l'un des plus grands experts dans son domaine et c'est vraiment un privilège de jouer pour lui. Nous allons tous travailler avec lui pour essayer de nous améliorer."

Begovic au Daily Mail, le 13.11.2015

2. Filipe Luis, il en est revenu

 

A plusieurs reprises dans cet article, on se rendra compte que quitter la capitale espagnole pour celle de l'Angleterre n'est vraiment pas l'idée du siècle, tout du moins dans le monde du football. Filipe Luis a tenté l'aventure, non sans risque. Après 4 saisons pleines avec la formation madrilène (1 Liga, 2 Super Coupe, 1 Ligue Europa...) et près de 180 matches disputés toutes compétitions confondues, le Brésilien répond aux sirènes de Chelsea. Il faut dire que les Anglais ont mis le prix pour ce vaillant latéral gauche : 25 millions d'euros.

En une saison du côté de la Perfide Albion, Luis a remporté un championnat et une League Cup. Pas mal. Mais sur le terrain, l'ancien de l'Ajax Amsterdam et du Deportivo La Corogne ne dispute que 15 matches de Premier League avec les Blues et ne s'impose pas. Du coup, le club londonien l'a revendu, l'été dernier, pour 21 millions d'euros à... l'Atlético Madrid. A Calderon, Luis a retrouvé son rythme de croisière, avec 9 apparitions en Liga. Il doit composer avec la concurrence de son compatriote et remplaçant, Guiherme Siquiera. Pour autant, le joueur, âgé de 30 ans, peut être soulagé de ne pas avoir perdu sa place au sein de la Seleçao, malgré cette délicate aventure. Filipe Luis était titulaire lors du Superclasico, hier soir (1-1).

J’espère finir ma carrière ici (à l'Atlético Madrid)."

Filipe Luis, lors de son retour en août 2015

3. Pablo Ibanez, l'Angleterre ? Mauvais choix !

 

Après avoir débuté en pro à Albacete en 2002, Pablo Ibanez (1,92 m, 80 kg) débarque à l'Atlético en 2004. Il quittera le club six ans plus tard. A son palmares, une coupe Intertoto en 2007 et la Ligue Europa en 2010 et plus de 220 matches disputés. Il faut dire qu'à cette période, l'Atlético ne gagne rien et n'est pas encore la hipe du moment. Un club qui lui aura cependant permis de pousser la porte de la sélection à 23 reprises, et de disputer la Coupe du monde 2006 ! A 29 ans, il quitte la capitale madrilène pour l'Angleterre et le club anglais de West Bromwich Albion avant de rallier, la saison suivante Birmingham City. Moins reluisant que l'Atlético, qui brille alors sur la scène européenne. Il est actuellement sans club.

4. Javier Manquillo, l'OM comme point de chute

 

Après Courtois, Filipe Luiz, Pablo Ibanez, voici un autre joueur de l'Atlético qui n'aurait pas dû prendre son billet pour l'Angleterre. Jeune espoir du club, avec lequel il remportera la Supercoupe, la Coupe du roi et la Liga, le natif de Madrid est prêté pour deux saisons à Liverpool afin de s'aguérir. Il ne disputera qu'une saison et 19 petits matches avant que le latéral n'attérise à Marseille, qui n'avait réussi à le convaincre un an plus tôt. Manquillo, aujourd'hui âgé de 21 ans, est régulièrement aligner par l'ancien joueur du Real, désormais entraîneur de l'OM, Michel. Prometteur à défaut de plus, Manquillo a marqué une coupure dans son parcours en sélection depuis qu'il a quitté l'Espagne. Vainqueur de l'Euro des moins de 19 ans, Manquillo espère avoir un destin à la Azpilicueta et intégrer, un jour, les A espagnols. Mais pour l'heure, l'espoir placé en lui doit être confirmé.

Je viens (à l'OM) avec l’envie de bien travailler. J’ai la mentalité pour cela. J’espère qu’en fin de saison, nous serons tous heureux d’avoir atteint les objectifs fixés."

Javi Manquillo en juillet dernier

5. Josuha Guilavogui, certes heureux... mais les Bleus ?

 

L'expérience de Joshua Guilavogui a rapidement tourné court à l'Atlético Madrid. Auteur de deux saisons et demi exceptionnelles avec l'AS Saint-Etienne, qui lui ouvre les portes de l'équipe de France en mai 2013, le milieu défensif, alors âgé de 23 ans, file dans les dernières heures du mercato à l'Atlético Madrid. Il y signe un contrat de 5 ans. Son transfert s'élève à 10 millions d'euros. Tous les voyants sont alors au vert, aussi bien en club qu'en sélection. 

Oui mais voilà, six mois plus tard, Guilavogui n'a que très peu joué en Espagne et revient pour six mois, sous forme de prêt, à l'ASSE. Actuellement, le joueur s'épanouit avec Wolfsburg, en Bundesliga, où il est prêté pour deux saisons. Cependant, il ne figure plus régulièrement dans les petits papiers du sélectionneur national, Didier Deschamps. Sa dernière convocation remonte à mars dernier, pour pallier la blessure de Maxime Gonalons, pour les rencontres face au Brésil et au Danemark. Pas sûre que l'aventure madrilène ne commence réellement pour Guilavogui...

J’ai beaucoup joué. Je suis raisonnablement heureux de mes prestations. Je souhaiterais rester. Je dois être bon d’abord et ensuite, nous en parlerons. L’Atlético Madrid n’est pas ma première option."

Joshua Guilavogui à Kicker, le 12.11.2015

6. Mario Suarez, si vite...

 

Est-il parti au plus mauvais des moments ? Constant sur ses 5 années passérs à l'Atléti, Mario Suarez décide l'été dernier, à 28 ans, de quitter les beaux quartiers de Madrid pour le charme de Florence. Le garçon, plus charmant, rallie la Fiorentina, qui n'a plus remporté un Scudetto depuis 1969 avec les poches bien remplies (1 finale de C1, 1 Ligue Europa, 1 Liga, 2 Supercoupe d'Europe, 1 Coupe du roi, 1 Supercoupe)... Régression ? Pour l'international espagnol (3 sélections), le risque est pris. Lors de la dernière liste du sélectionneur national, le seul nom espagnol évoluant dans le Calcio était celui d'Alvaro Morata. A la Fio, Suarez ne s'impose pas (6 matchs de Serie A, 3 matchs de C3). Son remplaçant à l'Atlético, Stefan Savic, n'a disputé qu'une seule rencontre... Liverpool, le FC Séville et l'OM serait prêt à l'accueillir en janvier.

7. Adrian Lopez, l'Europe lui allait si bien 

 

Si l'Atlético Madrid a remporté la Ligue Europa, elle le doit grandement à Adrian. Lors de la campagne 2011-2012, le milieu offensif espagnol (2 sélections) flambe avec pas moins de 11 buts en 19 matches de C3, dont deux en 8e de finale, un en quart et deux en demies contre le FC Valence. Pas mal. Campione d'Espana en 2014 avec Madrid, Adrian file à Porto pour 11 M€. Il ne s'y impose pas et ne dispute que 9 matchs de championnat. Dès lors, cette saison, il fait l'objet d'un prêt dans un club hipe du début de saison en Liga BBVA, Villarreal. En vain, la faute à une villaine blessure qui l'oblige à l'opération. Nul doute qu'à seulement 27 ans, ses belles heures à l'Atléti lui manque. Aujourd'hui, c'est un certain Antoine Griezmann qui lui a piqué son n°7.

8. José Manuel Jurado, un joueur de console

 

Dans Fifa, Jurado était noté à 82. Mais ça, c'était il y a déjà quelques années. Sa saison la plus aboutie est celle disputée avec l'Atlético Madrid, en 2009-2010. 64 matches disputés et une Ligue Europa soulevée avec, comme duo d'attaquants, Diego Forlan et Sergio Agüero. Pas mal. Mais à l'issue de cette saison, Jurado se laisse convaincre par Schalke 04, formation de Bundesliga. 

Après une première année plus que correcte (1 coupe d'Allemagne et 1 supercoupe), Jurado sort des radars. Il est prêté au Spartak Moscou, avant de revenir à Gelsenkirchen, puis signe définitivement à Moscou à l'été 2013 pour 3M€. L'été dernier, Watford, tout juste promu en Premier League et qui avait oublié d'acheter le dernier opus de Fifa, se paye l'Espagnol pour 8,6 M€. Vive les droits TV ! Après 7 matches disputés, pas grand chose à signaler sur le joueur. A noter que chez les Hornets, Jurado côtoie Alessandro Diamanti, Valon Behrami et... Etienne Capoue.

9. Radamel Falcao, de l'histoire à la tragédie 

 

En 2013, pour les 110 ans de l'Atlético Madrid, des internautes du quotidien sportif "Marca" ont établi leur XI type de l'histoire du club. Dedans figure Radamel Falcao : 

Et pourtant, le Colombien n'est resté que deux petites saisons dans la capitale espagnol. Acheté 47 M€ à l'été 2011, l'Atleti a rapidement eu son retour sur investissement. La première saison avec les Colchoneros, c'est 36 buts en 50 matches toutes compétitions confondues. La deuxième saison, il forme un duo de rêve avec l'Espagnol Diego Costa, inscrivant 34 buts en 41 matches disputés. En deux saisons, il remporte une Ligue Europa (il y inscrit un doublé en finale), une Supercoupe d'Europe (un triplé contre Chelsea) et une coupe d'Espagne. Falcao est alors au top. Au terme de cette saison 2012-2013, il répond favorablement à l'offre mirobolante de Monaco (60M€) et rejoint la Ligue 1. C'est le début de la fin.

Après 17 matches disputés en Ligue 1, Falcao se blesse grièvement au genou lors d'un match de Coupe de France face à Chasselay au début de l'année. Le Colombien manquera le Mondial 2014. Un coup terrible pour l'ancienne idole de Calderon.

Depuis presque deux ans, l'ancien goleador traîne sa peine. La saison dernière, il n'a planté que 4 buts en Premier League avec Manchester United. De retour de prêt, il quitte de nouveau Monaco, cette fois-ci pour Chelsea. Erreur, l'univers Blues est parfaitement incompatible avec les joueurs ou ex-joueurs de l'Atleti. Qui plus est, depuis quelques mois maintenant, la formation londonienne ne met plus un pied devant l'autre. Et même avec ses cheveux longs, Falcao n'arrive pas à couper les critiques à son égard. Pour l'heure, El Tigre dort inlassablement : 1 but marqué en 11 apparitions sous le maillot bleu. A 29 ans, Mourinho n'en veut plus, Monaco ne veut plus supporter son salaire de star (14 M€/an) et le Zénith Saint-Pétersbourg, entre autres, lui fait la cour...

Quelle tristesse ! J’aime vraiment Falcao mais il ressemble aujourd’hui à un ex-footballeur. Il devrait songer à jouer pour un club de milieu de tableau, où il peut jouer 90 minutes."

Un expert du foot colombien, Ivan Mejia Alvarez, le 15.10.2015

10. Diego Costa, l'ingrat

 

Encore un qui est passé dans la machine Chelsea ! Très bon avant d'y arriver, mauvais au moment de... Bon, clairement, la sélection, ce n'est pas son truc. N'épiloguons pas là-dessus. En revanche, quel joueur de club est Diego Costa ? Après avoir fait quelques saisons avec une moyenne de 10 buts, ou un peu moins, par saison, le natif de Lagarto, au Brésil, pète l'écran lors de la saison 2013-2014, la saison post-Falcao. 27 buts en 35 matches de Liga, 8 en 9 matches de Ligue des Champions, l'international espagnol n'a pas grand chose à envier aux deux machines à buts du pays, CR7 et Messi. Il soulève avec l'Atléti une Liga, une coupe d'Espagne, deux supercoupes d'Europe mais échoue en finale de C1 contre le grand rival, le Real Madrid.

Comme la saison précédente, l'Atleti n'hésite pas longtemps à laisser partir son serial buteur. Le chèque de 40 M€ de Chelsea fera l'affaire. Avec les Blues, il y connait des débuts encourageants, terminant 3e meilleur buteur de Premier League avec 20 unités en 26 matches joués. Dès sa première saison, il remporte le championnat et la League Cup. Vous suivez ? Et oui, Diego Costa joue à Chelsea ! Chelsea les amis ! Evidemment que ça ne peut pas coller bien longtemps. Agressif, voire violent, le joueur est très souvent pointé du doigt ses derniers mois en Angleterre. Ses performances en pâtissent. Cette saison Costa n'a inscrit que 2 buts en championnat. Sa côte chute au fil des semaines, mais l'Espagnol peut compter sur des supporters de renom.

En fait, j’ai voté pour Costa comme joueur de l’année la saison dernière parce que je pense que c’est un énorme joueur. Je pense que Chelsea avait besoin de cette force en attaque et Costa leur a donnée. Et je crois fermement que c’est grâce à cela qu’ils sont devenus champions. De toute évidence, il n’est pas aussi bien que la saison dernière mais je pense que c’est un joueur fantastique."

Wayne Rooney au Sun, le 13.11.2015

11. Fernando Torres, non sans réserve 

 

Torres est le joueur de deux clubs. A l'Atlético (2000-2007), il y est El Nino, celui qui redonne des couleurs à une équipe moribonde aux débuts des années 2000. Il y connaitra la montée en Liga BBVA en 2002 et ses premières fois en sélection. A l'été 2007, l'élégant attaquant file à Liverpool où il y deviendra, par sa puissance et son sens du but, le grand chouchou d'Anfield pendant trois saisons. Sans titre dans la poche, Torres connaît ses années de gloire.

Puis vient la déchéance. La faute à qui ? A Chelsea, of course. Le boss des Blues, Roman Abramovitch, arrache Torres, en perte de vitesse depuis plusieurs mois déjà à Liverpool, à la toute fin du mercato hivernal 2011 pour près de 60 M€. Le mal est fait. Certes, Torres y remportera la Ligue des champions, la Ligue Europa et la Coupe d'Angleterre mais la magie n'opère pas. Il quittera Anfiel à l'été 2014, dans l'indifférence générale (3M€), pour tenter de se relancer au Milan AC. Six mois plus tard et un fiasco de plus, mère Atléti ramène son gamin à la maison. El Nino répond présent, se bat, aime taquiner le grand Real et offre, occassionnellement quelques belles sorties. A 31 ans et 110 sélections au compteur, Torres semble appaisé. C'est déjà ça. Y'a pas à dire, l'Atléti a bien du mal à garder ses babys buteurs et Chelsea, le plus souvent, n'arrive pas à les faire grandir.

L'entraîneur de ce XI : Quique Sanchez Flores 

 

Eh oui, Sanchez Flores ! On l'avait presque oublié pauvre diable. L'Espagnol a coché l'Atléti avant Manzano et avant Simeone, de 2009 à 2011. Il y remporta une Ligue Europa et la Supercoupe d'Europe. Pas mal pour cet ancien latéral du Real Madrid. Charismatique et créateur, Sanchez Flores devient rapidement une "hipe" chez les techniciens européens. Chelsea ne lui met pas le grappin dessus, et non ! L'Espagnol préfère s'envoler pour le Golfe et ses pétrodollars. Un temps annoncé à Monaco, puis à Marseille, Sanchez Flores revient dans la capitale espagnole, mais à Getafe, l'anti-chambre du Real à l'été 2014. Onze petits matchs plus tard, il démissionne. Cet été, il hérite d'un poste toujours très convoité d'entraîneur en Premier League, chez le promu, Watford. C'est très différent de la ferveur de l'Atlético Madrid.

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