Amis Fastfooters. Il y a un peu plus d'une semaine maintenant, la châine D8 lancée Touche pas à mon sport, son nouveau talk sur l'actualité sportive. Au lancement, Thefastfoot ne s'était pas montré très tendre à l'égard de l'émission animée par Estelle Denis. Je vous avais promis qu'on ferait un point une semaine plus tard, car il faut toujours "donner une seconde chance au produit". Allez, objectivement, il y a du mieux mais on est encore loin du compte. Explications.

MEDIA - TOUCHE PAS A MON SPORT, CA DONNE QUOI APRES UNE SEMAINE ?

Des audiences plutôt au rendez-vous

 

Après plus d'une semaine de diffusion, "Touche pas à mon sport" se stabilise en termes d'audiences. Pour sa première, le nouveau rendez-vous de la Huit a pu compter sur la présence d'un peu plus de 400000 téléspectateurs. Curiosité oblige. Par la suite, TPMS a vu sa courbe restait constante : 299000 le mardi 24, 330000 le mercredi 25, 383000 le jeudi 26, 274000 le vendredi 27. 

 

Sur le début de la deuxième semaine, ça oscille ! Lundi, la bande à Estelle n'a rassemblé que 294000 téléspectateurs et a été distancée par ses rivales de la TNT, W9 et TMC. Plus rassurant, le show sportif fonctionne sur la tranche 15-34 ans avec 6,1% de part d'audiences, plaçant D8 troisième chaîne nationale sur cette cible. Intéressant. 

 

Hier, mardi, "Touche pas à mon sport" (17h50) a progressé avec 359000 téléspectateurs qui ont suivi les débats des chroniqueurs. TPMS est un programme qui s'installe certes, mais qui est encore loin d'accomplir un rôle de locomotive pour sa grande soeur, "Touche pas à mon poste" (18h50), qui enregistrait 1,73 millions de téléspectateurs pour son émission de mardi. 

Sur la forme, c'est mieux ! 

 

Avant d'aborder l'épineuse thématique du fond, arrêtons-nous un instant sur la forme. Incontestablement, il y a du mieux. Chacun se façonne, progressivement, un rôle : Pierre Ménes met les pieds dans le plat, Dominique Grimault ronchonne alors que Francesca Antoniotti est la "grande gueule" de service. En maîtresse de cérémonie, Estelle Denis tient la barre, laissant la parole à ses nombreux chroniqueurs et excelle dans la taquinerie. En ce qui concerne le rythme, c'est nettement mieux. Les transitions sont trouvées et les chroniqueurs s'écoutent plus qu'il y a une semaine. Un vrai travail a été réalisé de ce côté-là.

Sur le fond, il y a tromperie sur la marchandise ! 

 

Eh oui, les mots ont un sens. Le titre de l'émission est "Touche pas à mon sport". Ok. Donc, le téléspectateur s'attend à un traitement de sujets variés, sur l'actualité de tous les sports, le tout dans une bonne humeur communicative. Le "feel good" commence à poindre le bout de son nez mais pour les autres sports que le foot, il faudra repasser. 

 

Pour rappel, le sommaire de l'émission de lundi : 

- Qui est votre "meilleur" Ballon d'Or ? = football

- L'expulsion de Luca Zidane = football

- L'équipe de Caen en Ligue 1 = football

- La descente aux enfers de l'Olympique lyonnais = football

- Andy Murray = tennis

 

Hier, mardi, c'était sensiblement la même répartition. Autour de la table, les professionnels du football avaient leur place : Dominique Grimault, Marie Portolano, Pierre Ménès, Francesca Antoniotti... tout comme l'invité, l'humoriste Jean-Luc Lemoine, chroniqueur chez Cyril Hanouna et fervent supporter du PSG. 

Premier bilan : la révolution, ce n'est pas pour maintenant 

 

Nul doute que l'émission va conserver sa place sur la grille de D8 dans les semaines et les mois à venir. On regrette toujours autant la trop grande volonté de ressembler, voire de plagier, TPMP. Mais le titre du programme ne dupe personne. Le sport n'y est pas assez représenté, l'émission faisant la part belle à des chroniqueurs spécialisés foot, à des sujets foot et souvent peu intéressants : votre meilleur Ballon d'or, Mathieu Valbuena est-il le mal aimé du foot français...

 

Le côté "café du commerce" est bien là et doit très certainement êre assumé. Les images, droits TV obligent, sont absentes et les pastilles des intervenants chroniqueurs rarement drôles et déjà vues. Bref, TPMS ne va pas révolutionner le traitement du Sport à la télévision, que l'ancêtre Stade 2 sur France 2 se rassure. Mais il y a de petits motifs d'espoir. Ainsi, l'émission pourrait s'appuyer sur le buzz pour faire parler d'elle. A défaut de fond...

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