Hello les Fastfooters ! Depuis plusieurs semaines déjà, votre site vous informe ce qui se passe en Chine. Et pas question de s'arrêter en si bon chemin. Car l'empire du milieu n'est pas qu'une pompe à fric, qui achète de grands noms du foot européen. Vendredi sera donné le coup d'envoi du 57e championnat national, la Chinese Super League. Seize équipes se défieront. TFF a décidé d'en suivre cinq qui vont sans nul doute faire parler d'elles. 

CHINE : A J-4 DU DEBUT DU CHAMPIONNAT, VOICI LES 5 EQUIPES A SUIVRE !

En l'espace de quelques semaines, de riches formations chinoises (Jiangsu Suning, Guangzhou Evergrande Taobao, Shanghai SIPG, Hebei China Fortune, Shanghai Greenland Shenhua) ont craqué pas moins de 263 millions d'euros pour tourner les projecteurs vers eux. Finis les trentenaires en fin de carrière (Anelka, Drogba...), les investisseurs ont décidé d'attirer de grands noms, dans la fleur de l'âge : Ramires (ex-Chelsea), Gervinho (ex-AS Rome), Fredy Guarin (ex-Inter Milan), Jackson Martinez (ex-Atlético Madrod), Alex Texeira (ex-Shakthar) et Gaël Kakuta (ex-FC Séville)... 

Xi Jinping, président de la République Populaire de Chine, a même lancé un plan en 50 points pour développer la pratique du ballon rond. Ainsi, la Chine, qui pointe au 157e rang au classement Fifa, veut devenir, à terme, une nouvelle place forte du football, capable de concurrencer l'Europe et d'accueillir la Coupe du Monde. Pour y parvenir, l'argent est roi.

 

Encouragées par l'Etat, des entreprises très diversifiées mettent le paquet dans des clubs de football : l’entreprise commerciale Suning rachète le club de Jiangsu, qui est renommé Jiangsu Suning ; le Shanghai Shenua, racheté par Greenland ; le Beijing Guoan, racheté par l’entreprise d’électronique Letv (et devenant donc le Beijing Guoan Letv) ; ou encore le Guanghzou Evergrande, investi par Taobao (idem, Guanghzou Evergrande Taobao). Avant même d'être calé sur les effectifs, il va falloir bien connaître le nom des écuries en lice en Chinese Super League.

Ne nous éloignons pas de l'aspect sportif. L'impressionnant mercato hivernal a deux buts essentiels : faire progresser les joueurs locaux aux côtés de joueurs venus du monde entier et développer considérablement les centres de formation. Cette alchimie devra commencer dès cette saison pour bon nombre de clubs. Mais qui va bien pouvoir succéder à l'ogre Guangzhou Evergrande, qui a remporté les cinq derniers championnats ? Eléments de réponse dès ce vendredi 4 mars, qui marquera le début d'une Chinese Super League qui compte 30 journées. Voici les cinq équipes qui devraient assurer le spectacle cette saison :

1. Guangzhou Evergrande Taobao, le favori

 

Samedi, le club de Guangzhou a envoyé un message fort à la concurrence en décrochant la Super Coupe. La formation du Sud-Est de la Chine l'a emporté sur le Jiangsu Suning de Ramires (2-0) grâce à un doublé de son attaquant brésilien (1 sélection), Ricardo Goulart. Pour cette rencontre de prestige, le coach Luis Felipe Scolari avait opté pour un 4-2-3-1 avec notamment Jackson Martinez en pointe et l'ancien milieu de Tottenham, Paulinho, au milieu de terrain.

Les ambitions de Guangzhou sont importantes cette saison, avec l'ancien sélectionneur du Brésil aux manettes : conserver son titre dans la Ligue des champions de l'AFC et décrocher un sixième titre de rang en championnat.

2. Jiangsu Suning, le grand rival 

 

Certes, Jiangsu s'est inclinée pour la première grande affiche de la saison, en Supercoupe. Mais la nouvelle équipe de Ramires fait figure de grand rival à l'ogre Guangzhou. Le club, basé à Nankin, peut compter sur un entraîneur en place depuis juillet, le Roumain Dan Petrescu, et des joueurs brésiliens de renom : Ramires, Jo et Alex Texeira, le joueur le plus cher de l'histoire de la CSL (50 millions d'euros). Samedi, Petrescu avait aligné Ramires et son numéro 7 était aligné sur le flanc droit du milieu de terrain. Jo, ancien attaquant de Manchester City en pointe, avant de le remplacer à la pause par Alex Texeira. Le transfuge du Shakthar a fait parler ses talents techniques mais n'a pu empêcher la défaite de son équipe (0-2) :

3. Hebei Fortune, comme un air de Ligue 1

 

Comme vous le savez sans doute, les formations chinoises ne peuvent se présenter qu'avec cinq étrangers dans son effectif. Et à Hebei, club qui évolue au Nord-Est de la Chine, quatre sont d'anciens joueurs de Ligue 1 : Stéphane M'Bia, Gervinho, Gaël Kakuta et Ezequiel Lavezzi.

Tout juste promu cette saison en première division chinoise, Hebei ouvrira le championnat à l'extérieur, sur le terrain de Guangzhou R&F, l'autre club de Guangzhou. 

4. Beijing Guoan, le club de la capitale

 

Le club de Pékin est le dernier vainqueur du championnat avant l'ère ultra-dominatrice de Guangzhou Evergrande. C'était en 2009. Depuis, Alberto Zaccheroni, ancien sélectionneur du Japon, a pris les rênes de l'équipe en janvier. Le technicien italien pourra s'appuyer sur un attaquant qui reste sur trois saisons convaincantes avec Galatasaray, Burak Yilmaz. Parmi les autres joueurs à suivre dans cette équipe cette année, les Brésiliens Kléber, Renato Augusto et Ralf.

5. Shanghaï Shenhua Greenland, le trouble-fête

 

Ce club de Shanghaï fait partie des pionniers du football mondialisé en Chine, avec Guagzhou Evergrande. Cette année, Shanghaï Shenhua devient Shanghaï Shenhua Greenland, naming oblige. L'ancienne formation de Didier Drogba et Nicolas Anelka a été l'un des acteurs majeurs du dernier mercato hivernal avec les recrutements de Fredy Guarin et ObafemI Martins, qui rejoignent notamment Demba Ba et Giovanni Moreno. L'objectif de l'équipe coachée par l'Espagnol Gregorio Manzano sera de se rapprocher d'un titre national, qu'elle n'a décroché qu'une seule fois, en 2008.

Les 11 autres équipes du CSL : 

 

Shanghaï SIPG de Sven-Goran Eriksson, Hangzhou Greentown de Tim Cahill, Chongqing LifanShandong Luneng Taishan de Mano Menezes, Henan JianyeShijiazhuang Ever BrightTianjin TedaLiaoning WhowinYanbian FudeChangchun Yatai du Français Julien Gorius et Guangzhou R&F.

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