Amis Fastfooters ! A un peu moins de trois mois de la fin des compétitions nationales et internationales, les principaux clubs européens s'activent en coulisse pour trouver leur entraîneur pour la saison 2016-2017. Car c'est bien connu, il est plus facile de virer un coach que de se séparer de trente joueurs. Et ces nouveaux managers pourront se livrer bataille sur le marché estival des transferts, qui s'annonce d'orès et déjà hors norme. Faisons le point sur ce mercato de l'ombre, là où finalement se joue en grande partie la saison à venir.

2016-2017 : COACHS, LES GRANDS CLUBS DEJA D'ATTAQUE !

1. Barça : Luis Enrique débarqué, Paulo Sousa intronisé ? - NON OFFICIEL

 

Le Barça n'est pas un club comme les autres. Plus étincellante que jamais, en course pour réaliser un oublé inédit en Ligue des champions (du moins dans sa nouvelle version), la formation catalane pourrait connaître un été très mouvementé. Non pas que la MSN devrait se disloquer, malgré les rumeurs envoyant Neymar aux quatre coins de l'Europe, mais plutôt sur le banc. Luis Enrique, qui a su parfaitement reprendre les rênes de l'équipe à la fin de la saison 2013-2014 après la parenthèse Tata Martino pourrait être évincer par sa direction. Le board du FCB serait-il enclin à renouveler ses coachs tous les deux ans ?

Selon Sky Italia, cette dernière songerait à le remplacer afin de conserver une certaine fraîcheur et ne pas entraîner une routine. Une politique aux antipodes du PSG ou d'Arsenal par exemple, qui prône coûte que coûte la stabilité. Du coup, le nom de Paulo Sousa, actuel coach de la Fiorentina, revient avec insistance du côté de la Catalogne. Un choix qui peut paraître surprenant. Et pourtant.

 

Paulo Sousa, qui pourrait devenir le premier entraîneur portugais de l'histoire du FC Barcelone, est un entraîneur qui monte, à l'instar de Maurico Pochettino à Totteham. Agé de 45 ans, l'ancien coach de Swansea et du FC Bâle est reconnu pour sa rigueur tactique, sa solidité (la Fio, toujours en lice pour une place en C1 cette saison, est la 3e défense d'Italie) mais aussi sa volonté de produire du jeu. Et Sousa a des appuis qui comptent, reste à connaître le point de vue de Lionel Messi, of course. Un profil Barça ? Pas forcément, mais le club réaliserait une révolution en douceur.

Nous avons des entraîneurs qui veulent commencer dans des grands clubs, sans l'expérience nécessaire, mais Paulo Sousa a été humble. Il a travaillé en Hongrie, en Israël, en deuxième division anglaise et en Suisse. Il étudie parfaitement ses adversaires et est toujours très bien informé."

José Mourinho, à Record en septembre 2015

Je m'incline devant le travail réalisé par Paulo Sousa. C'est un travailleur, ça se voit."

Luciano Spaletti, coach de l'AS Rome

2. Bayern : Du bouillonnant Pep Guardiola à la sérénité Carlo Ancelotti aux manettes ! - OFFICIEL 

 

A l'instar du FC Barcelone, le Bayern Munich ne veut pas se reposer sur ses lauriers. Preuve en est, à la mi-saison, le club bavarois a officialisé le départ de Pep Guardiola pour Manchester City et révélé le nom de son successeur pour la saison 2016-2017. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le Bayern a décidé de s'appuyer sur un entraîneur d'expérience : Carlo Ancelotti. Cinq fois vainqueur de la Ligue des Champions (2 comme joueur, 3 comme entraîneur), Carlito devient le premier entaîneur italien de la formation munichoise depuis un certain Giovanni Trapattoni (1996-1998).

Le technicien italien a certes signé un contrat pour trois ans mais il n'est pas sans savoir qu'il sera attendu au tournant par sa direction. Les objectifs sont clairs : conserver la suprématie de l'équipe sur le football allemand et remporter la Ligue des Champions. A la fois affectif et solide, Ancelotti est l'un des seuls coachs en activité à avoir entraîné dans les cinq grands championnats européens. Agé de 56 ans, l'ancien coach du PSG reste sur un succès retentissant avec le Real Madrid, décrochant la tant attendue Decima. A Munich, le "Mister" aura l'ambition de soulever la sixième C1 de l'histoire du club, la troisième depuis le début des années 2000 (sacres en 2001 et 2013).

C'est une personne différente, avec une mentalité différente. Il n'est pas très émotif, il est très calme et il a une énorme expérience. Un palmarès bien garni. Je suis sûr qu'il va gagner des titres avec le Bayern aussi, mais avec lui, le Bayern ne sera pas aussi offensif qu'actuellement."

Ottmar Hitzfeld, le 20 février

3. Man. City : De la sérénité de Manuel Pellegrini au bouillonnant Pep Guardiola - OFFICIEL

 

Manchester City a envie de briller sur la scène européenne. Depuis plusieurs années déjà, la direction des Skyblues investit de manière colossale dans son effectif, mais le retour sur investissement se fait attendre, tout du moins en C1. En Premier League, les Mancuniens sont régulièrement en course pour le titre (décroché en 2012 et 2014). Dans l'espoir d'atteindre le dernier carré de la plus prestigieuse des compétitions continentales, Man City a donc décidé de sortir le chéquier pour s'offrir, cette fois, les services d'un entraîneur considéré actuellement comme l'un des meilleurs de la planète football. 

Et Pep dispose de ce profil européen tant recherché. Pour preuve, le technicien catalan a remporté deux Ligue des Champions comme entraîneur avec le FC Barcelone (2009-2011). Pour beaucoup, Guardiola a été à la tête, pendant quatre saisons, de la meilleure équipe de l'histoire. A Munich, il a su maintenir la suprématie du Bayern sur le football allemand mais court toujours après un sacre européen (échec en demi-finale en 2013-2014 et 2014-2015).

 

Chez les Citizens, ce technicien de caractère pourra certes s'appuyer sur la manne financière du club, mais aussi sur une confiance de sa hiérarchie. A Manchester, Pep Guardiola retrouvera notamment Txiki Begiristain, le directeur sportif du club, qu'il a cotoyé lors de ses années Barça. Une team recomposée qui ne plaît pas forcément aux responsables du FC Barcelone...

"Soriano, Begiristain et maintenant Guardiola… ces personnes ont accompli des grandes choses à Barcelone et ils peuvent apporter leur expérience à Manchester. Si City peut devenir le futur Barça ? Non, je ne crois pas que le club peut recréer le modèle du Barça."

Josep Maria Bartomeu, président du Barça à la BBC le 24 février

4 - Chelsea : Antonio Conte, le "Mourinho italien" - RUMEUR

 

A Chelsea, le mot "stabilité" n'existe pas. Arrivée à la tête du club en 2003, le propriétaire Roman Abramovitch s'apprête donc à remercier Guus Hiddink pour nommer son douzième entraîneur. Et selon toute vraisemblance, l'actuel sélectionneur de l'Italie, Antonio Conte, devrait être nommé dans les prochaines semaines. C'est le magnat russe en personne qui l'aurait annoncé à ses joueurs la semaine dernière.

A 46 ans, Antonio Conte fait partie de ses coachs quadra qui séduissent l'Europe du football. Charismatique et proche de ses joueurs, son principal fait d'armes est d' avoir replacé la Juventus Turin au sommet du football italien et en faire un véritable outsider en Ligue des Champions. Après le Mondial 2014, c'est à la stupeur générale à Turin que Conte met les voiles, direction la Squadra Azzurra. A tâtons avec la sélection italienne, l'ex-joueur de Lecce et de la Juve ménera campagne à l'Euro 2016 avant de rallier, probablement, Londres et Stamford Bridge pour trois saisons. 

 

Il deviendrait le 5e entraîneur italien à officier chez les Blues après Gianluca Vialli, Roberto Di Matteo, Carlo Ancelotti et Claudio Ranieri. Superstitieux Roman ? Pour rappel, Chelsea a remporté sa seule Ligue des Champions (en 2012) avec un technicien transalpin à sa tête (Roberto Di Matteo)...

5 - Man. United : José Mourinho, un rêve de gosse - RUMEUR

 

A l'instar d'Antonio Conte à Chelsea, l'arrivée de José Mourinho sur le banc de Manchester United la saison prochaine ne fait que peu de doutes. Le manager portugais n'est plus à présenter. Triomphant à Porto, Chelsea ou encore l'Inter Milan, le Special One, devenu le Happy One, a connu des couacs lors de ses derniers passages au Real Madrid et à Chelsea. Souvent en conflit avec ses joueurs, José Mourinho n'a jamais caché son admiration pour Manchester United et son très grand respect pour Sir Alex Ferguson, toujours consulté dans les choix du club. Après les échecs successifs de David Moyes et Louis Van Gaal sur le banc, Mourinho serait-il le successeur ? Une question à un millions de dollars a répondu dernièrement l'intéressé à Singapour.

C’est la question à un million de dollars et personne ne sait, je suis le premier à ne pas savoir. La vérité, c’est que j’aime beaucoup le football et que ça me manque, donc quand j’aurai une chance de revenir je le ferai, mais je dois attendre de voir ce qu’il va se passer."

José Mourinho, le 24 février dernier

Mais c'est bien connu, le Mou n'est pas du genre à se laisser amadouer facilement. Il sait que plusieurs grands clubs sont - ou peuvent être - encore à la recherche d'un technicien dans les semaines et les mois à venir. De plus, beaucoup espère qu'il prendra un jour les rênes de la sélection portugaise, qui doit faire éclore une nouvelle génération. Dans ce contexte, José Mourinho se joue des médias concernant la question de son avenir à Manchester United. Et ce petit jeu ne date pas d'hier. Pour autant, en Angleterre, on salive d'avance de la rivalité à venir entre Guardiola et Mourinho, dans une seule et même ville, Manchester.

"Je veux affronter ce qui se fait de mieux, et Manchester United est une équipe de champions avec un super coach, Alex Ferguson."

José Mourinho en 2009, alors coach de l'Inter Milan

"Je renoncerai à n’importe quel job dans le monde – Manchester United y compris, n’importe lequel – pour Chelsea."

José Mourinho en 2013

6 - Real Madrid : l'après-Zidane est déjà en marche ! - RUMEUR

 

Deux après son intronisation au Real Madrid, Zinédine Zidane n'est déjà plus en état de grâce. Poussive en Ligue des Champions contre l'AS Rome (2-0) et battu le week-end dernier au Bernabeu par l'Atletico Madrid (0-1), l'équipe madrilène se fissure. Dans le vestiaire, certains voudraient partir (Ramos, CR7), d'autres sont priés d'aller voir ailleurs (James, Isco). Bref, le bâteau tangue. Pour Thefastfoot, cinq profils se détachent pour succéder au Français.

Ces derniers jours, un nom revient avec insistance. Celui de Massimiliano Allegri. Le digne héritier d'Antonio Conte à la tête de la Juve a réussi le tour de force de replacer, en l'espace de quelques semaines, la Vieille Dame en tête de la Serie A et à tenir tête au Bayern Munich en 8e de finale de la Ligue des Champions (2-2). Conscient de l'intérêt de Madrid pour son technicien italien, la direction bianconera a tenu à réagir. Le club turinois a du poids et veut s'inscrire dans la continuité avec l'ancien coach du Milan AC, âgé de 48 ans. Pour l'heure, la plus grande incertitude plane autour de l'identité du prochain entraîneur du Real Madrid.

"Le futur de Max Allegri est à la Juventus. Avoir choisi Allegri est une fierté, et il entraîne une des meilleures équipes en Europe. La rumeur Madrid n'est pas vraie. Avec Allegri, il n'y a pas de secrets, et également entre le Real et la Juve. Si ils avaient un quelconque intérêt, ils nous l'auraient communiqué. Les dirigeants espagnols sont très corrects. Notre objectif est de suivre ce cycle que nous avons commencé."

Giuseppe Marotta, le directeur sportif de la Juve le 3 mars dernier

7. Inter Milan : Une histoire de Roberto - RUMEUR 

 

En l'espace de quelques mois, l'Inter Milan est passé de favori pour le titre à l'anonymat. Cinquième de Serie A à 13 points de la Juve et éliminée de la Coupe d'Italie, l'Internazionale n'a que peu d'objectifs en cette fin de saison. Du côté de la direction, le propriétaire Erick Thohir pense déjà à remplacer son entraîneur actuel, Roberto Mancini. L'ancien technicien de Manchester City ne vivrait pas forcément mal cette éviction, lui qui est annoncé - avec Claudio Ranieri - comme le favori pour prendre la succession d'Antonio Conte en sélection.

Dès lors, vers qui pourrait se tourner Thohir ? Le doux rêve du magnat indonésien est de convaincre José Mourinho d'un retour. Pour l'heure, le Portugais est en discussions avec Manchester United. Une autre option, relayée dernièrement par Canal+ prend du poids du côté de la Lombardie : celle menant à Roberto Martinez. Véritable hype outre-Manche ces dernières années, le technicien espagnol vit une saison plutôt quelconque sur le banc d'Everton (11e de Premier League). L'ancien coach de Swansea, âgé de seulement 42 ans, pourrait avoir des envies d'ailleurs après trois saisons chez les Toffees. 

Roberto Mancini est notre entraîneur, il a notre soutien le plus total. Il est sous contrat, et nous voulons aller de l’avant à ses côtés."

Erick Thohir à la Gazzetta dello Sport le 25 février dernier

8. Valence : 5 noms pour remplacer le flop Gary Neville - RUMEUR

 

Une chose est quasi sûre : Gary Neville ne devrait plus être l'entraîneur de Valence la saison prochaine. Arrivé sur le banc du club Ché à la surprise générale au début du mois de décembre, l'ancien joueur de Manchester United, novice dans le métier d'entraîneur de haut-niveau, a les pires difficultés a redressé la formation espagnole. Largué en championnat (9e à 19 points du 4e, Villarreal), Valence devra croiser le fer avec l'Athletic Bilbao en 8es de finale de la Ligue Europa. Bref, la direction se tourne déjà vers la saison prochaine et multiplie les pistes pour éviter l'erreur de casting. Cinq noms se dégagent :

Pour l'heure donc, c'est le flou le plus total. Certains médias évoquaient même une prolongation de contrat pour Gary Neville. Il y a une dizaine de jours, ces mêmes médias rapportaient la rencontre du propriétaire singapourien de Valence, Peter Lim, et de José Mourinho. Une chose est sûre, Peter Lim, à la tête d'une fortune estimé à plus de 2 milliards de dollars, a des arguments à faire valoir pour recruter. Reste à savoir qui.

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