Hello les Fastfooters. Le tirage au sort des demi-finales de la Ligue des champions vient de rendre son verdict. Deux affiches prestigieuses au programme : Atletico Madrid - Bayern Munich et Manchester City - Real Madrid. Pour beaucoup, cette édition n'est pas sans rappeler celle de 2013-2014, où le Real avait décroché la decima face à l'Atleti (4-1, a. p.). Pour d'autres, cette année est une nouvelle fois celle du Bayern, qui a déjà soulever la coupe aux grandes oreilles en 2013. A Thefastfoot, on verrait bien Manchester City décrocher son premier sacre dans cette compétition. Et le club mancunien, tombeur du PSG en quart de finale, a plus d'un argument à faire valoir.

MANCHESTER CITY, VAINQUEUR DE LA LIGUE DES CHAMPIONS 2015-2016 ? LES 5 RAISONS D'Y CROIRE (VRAIMENT)

1. Manchester City, pas là par hasard

 

Il ne faut pas sous-estimer Manchester City. Certains Parisiens s'en mordent les doigts encore aujourd'hui. Le parcours de la formation mancunienne dans cette édition 2015-2016 est loin d'être le fruit du hasard. Pour preuve, les Citizens ont pu ronger leur os en phase de poules dans l'un - si ce n'était le - groupe le plus relevé cette saison : Juventus Turin, FC Séville et Borussia Monchengladbach.

Les joueurs de Manuel Pellegrini sont sortis premiers de ce "groupe de la mort". Ils ont fait le plein de points face à Séville, demi-finaliste de la Ligue Europa, et face au Borussia Mochengladbach. En revanche, choux blancs contre la Juve (2 défaites). En 8e de finale, Man City a eu de la chance au tirage en héritant du Dynamo Kiev (3-1, 0-0). Pas besoin de forcer donc. Le tour suivant, le club mancunien a du batailler pour venir à bout du PSG (2-2, 1-0). Un constante : un but à chaque match, sauf lors du retour contre Kiev à l'Etihad où l'important, c'était la gestion. 

2. Manchester City, ou l'art d'avancer masqué 

 

Au regard des dernières saisons, il n'est guère surprenant de retrouver au stade des quarts de finale de la Ligue des champions des clubs comme le Real Madrid, l'Atlético Madrid et le Bayern Munich. Le PSG, ou Man City devaient, cette année, faire figure d'"invité surprise". Pour la première fois de son histoire, Manchester City accède aux demi-finales de la Ligue des Champions. Un stade qu'elle a réussi à atteindre sans pour autant user ses cadres qui étaient, pour certains d'entre eux, à l'infirmerie.

En effet, depuis les huitièmes de finale de la C1, Manchester City joue de malchances au sein de son effectif. Manuel Pellegrini a dû composer avec bo nombre de blessures ces dernières semaines : Vincent Kompany, Raheem Sterling (absents à l'aller et au retour contre le PSG), Yaya Touré (qui n'a disputé que quelques minutes lors du quart retour contre Paris), Joe Hart, Kévin De Bruyne, Fabian Delph, Eliaquim Mangala, Aleksandar Kolarov et j'en passe. Lors du quart de finale retour, le technicien chilien a pu s'appuyer sur Kevin De Bruyne. Résultat : le Belge, d'un superbe but, a porté son équipe dans le dernier carré de la C1. 

Pour le demi-finale qui s'annonce contre le Real Madrid, Manchester City pourrait donc bénéficier de nombreux retour et d'un effectif quasiment au complet. Un facteur qui ne lui est que trop rarement arrivé depuis le début de l'année 2016, ce qui a quelques peu compliqué la situation du club en Premier League.

3. Manchester City doit garder une bonne carburation 

 

Pour beaucoup, l'échec du PSG ou encore la baisse de rendement du Bayern Munich sont dus à leurs championnats respectifs. Une ligue pliée trop vite serait-elle une des conséquences d'un échec, ou d'une baisse de rythme en Ligue des champions ? Pour Manchester City, la question ne se pose pas. Encore à la lutte pour le titre en début d'année, les Citizens ont clairement marqué le pas, laissant le champ libre pour le titre à Leicester. Qu'à cela ne tienne, après 32 journées (soit un match de moins de disputer par rapport au LCFC ou aux Spurs, 2e), Man City pointe au 4e rang, à seulement deux longueurs d'Arsenal (3e) et huit de Tottenham (2e). Les champions d'Angleterre en titre n'ont donc pas le droit au moindre faux pas. Et on peut compter sur eux.

La saison dernière, pour assurer son équipe du titre de champion d'Angleterre, Manuel Pellegrini avait su trouver la bonne formule. Cette saison, il lui reste encore six matchs (soit 18 points à prendre) pour s'assurer d'une nouvelle présence en C1 l'année prochaine. L'an passé, City avait tout simplement réussi un incroyable 6 sur 6 sur les six dernières journées de championnat, entre le 19 avril et le 24 mai (victoires contre West Ham, Aston Villa, Tottenham, QPR, Swansea, Southampton). 

Et pour cet exercice 2016-2016, les joueurs mancuniens n'auront pas le droit au moindre relâchement pour espérer, au mieux, une place sur le podium de la Premier League. Sur son chemin : Chelsea (qui n'a plus grand chose à jouer), Newcastle (quasiment relégué), Stoke City (dans le ventre mou), Southampton (candidat à l'Europe), Arsenal (cinq jours après la demi-finale retour contre le Real Madrid) et Swansea (qui aura sans doute son maintien en poche). Une bonne dynamique en championnat, à l'instar de la saison passée, pourrait être des plus bénéfiques à Manchester City en Ligue des champions.

4. Cette année, l'Angleterre ne fait rien comme tout le monde

 

Qu'on se le dise, le sacre de Manchester City en Ligue des champions cette saison constituerait une vraie surprise. D'autant plus que les Citizens s'apprêtent à défier le Real Madrid, un adversaire contre lequel ils ne se sont jamais imposés. Les deux formations ont croisé le fer en phase de poules de l'édition 2011-2012 de la C1 (victoire 3-2 du Real à l'aller, 1-1 au retour). Et pourtant, l'Angleterre se plait à casser les codes cette année.

En championnat, le promu Leicester City devrait décrocher le premier titre de son histoire dans la ligue la plus relevée et la plus médiatisée au monde. De plus, l'Angleterre a réussi à hisser non pas un mais deux clubs (Liverpool est demi-finaliste de la Ligue Europa) dans les derniers carrés des coupes d'Europe. Une première depuis 2009-2010 (Liverpool et Fulham en demi-finales de C3). Enfin, le dernier club anglais à avoir atteint la finale de la C1 se nomme Chelsea. C'était en 2012, contre le Bayern (1-1, 4-3 tàb) et les Blues avaient soulevé leur première coupe aux grandes oreilles.

5. Manchester City, la fin d'une génération 

 

Cette saison, Manchester City pourrait emprunter la voie tracée par Chelsea - son prochain adversaire en championnat -. En 2012, les Blues avaient remporté la Ligue des champions avec un joueur emblématique sur le départ, Didier Drogba, et un entraîneur qui savait qu'il ne serait pas reconduit la saison suivante, Roberto di Matteo, au profit d'un nom plus prestigieux : Rafaël Benitez. Cette saison, c'est Yaya Touré qui pourrait quitter City tout comme Manuel Pellegrini qui sera, quoi qu'il arrive, conduit vers la sortie du fait de l'arrivée d'un nom plus prestigieux, Pep Guardiola.

Outre Yaya Touré et Manuel Pellegrini, d'autres joueurs sont sur la sellette du fait de l'arrivée de Pep Guardiola : Jesus Navas, Samir Nasri, Wilfried Bony ou encore Martin Demichelis. L'occasion ou jamais d'accrocher ue C1 à son CV avant de s'envoler vers de nouveaux défis. De plus, le temps presse pour certains qui ont déjà passé la trentaine : Caballero, Wright, Demichelis, Kompany, Clichy, Kolarov, Sagna, Zabaleta, Touré, Fernandinho, Navas et Silva.

Qui craint Man City ? Qui croit au titre de champion d'Europe ? 

 

Les réponses favorables des twittos (et elles n'ont pas été faciles à trouver) :

Et vous, quel est votre favori ?

Retour à l'accueil