Holà les Fastfooters. Jeudi soir, l'Espagne a remporté la première de ses deux Coupes d'Europe 2015-2016. En attendant le choc entre le Real Madrid et l'Atlético Madrid le 28 mai en C1, le FC Séville s'est adjugé la Ligue Europa pour la troisième année consécutive, au détriment de Liverpool (3-1). Pas forcément la plus médiatique sur la scène continentale, la formation andalouse a sa recette bien à elle pour s'assurer une coupe d'Europe chaque année. Et Thefastfoot a mis la main dessus. Eh oh les clubs français, n'hésitez pas à partager cet article sur vos pages Facebook et Twitter. En plus, ce n'est pas sorcier, vous avez même déjà quelques ingrédients en votre possession.

DEVENIR LE FC SEVILLE DE DEMAIN EN LIGUE EUROPA : VOICI LA RECETTE MAGIQUE !

1. Assurer ses arrières en championnat

 

Remporter la Ligue Europa, ça se prépare en amont. Cette année encore, le FC Séville n'est pas arrivé en finale de la C3 au Parc Saint-Jacques par hasard. Ca se travaille toute l'année... en championnat. Car en effet, à l'instar de l'Athletic Bilbao, l'équipe andalouse tente d'assurer au plus vite, ces dernières années, une place de 5e ou 6e de Liga, afin de vite empocher son billet pour la Ligue Europa. Sait-on jamais, au cas où il y aurait un improbable faux pas en C3. L'important, c'est d'être constant donc.

Pas la peine de se risquer à un surrégime en janvier-février, de toute manière, le Barça, le Real et l'Atlético règnent en maîtres sur le classement de la Lige BBVA. Ainsi, lors des deux dernières saisons (2013-2014 et 2014-2015), la bande à Trémoulinas avait terminé 5e du championnat espagnol. En revanche, cette année, les Sevillans se sont permis de ne pas remporter le moindre match à l'extérieur (!), s'assurant une 7e place, soit la première partie de tableau. Mais bon, avec une cinquième C3 de son histoire en poche, Séville sera directement barragiste en Ligue des champions lors de l'exercice 2016-2017. Car taper toujours un peu plus haut, ça a son importance. 

2. Se frotter très régulièrement aux grosses écuries 

 

A la différence de nombre de clubs français et du Paris Saint-Germain par exemple, le FC Séville s'invite assez facilement en finale de coupe d'Europe (sacré en 2006, 2007, 2014, 2015 et 2016 en C3) grâce à une concurrence exacerbée, et ce tout au long de l'année. Cette saison, l'équipe entraînée par Unai Emery ne s'est pas contentée du minimum syndicale en championnat. Elle a montré les muscles à trois moments clés. C'est ce qu'on appelle la régularité.

En début de saison, après un mois et demi de rodage à l'échelle nationale, le FC Séville connait cinq semaines (du 30 septembre 2015 au 9 novembre 2015) qui vont la faire monter en puissance. Le 30.09, le FC Séville se déplace en phase de poules de la Ligue des champions chez le dernier finaliste, la Juventus Turin. Bim, défaite 0-2. A peine 4 jours plus tard - et pas la peine de s'appitoyer sur le calendrier - réception du FC Barcelone. Bingo : succès 2-1. S'en suivent deux défaites contre Manchester City (futur demi-finaliste de la C1), des rendez-vous bien maitrisés en championnat contre Eibar, Getafe et Villarreal et un choc à Sanchez Pizjuan, contre le Real Madrid, cinq jours seulement après un revers à l'Etihad Stadium. Et pam ! Victoire : 3-2. Matchs relévés, coups reçus, coups rendus, la saison du FC Séville est lancée.

Round 2. Séville (re)part pour six semaines de combat. Reversée en Ligue Europa après une troisième place obtenue de justesse en C1, elle écarte Molde en 16e de finale de C3, puis le FC Bale et enfin l'Atlétic Bilbao en quarts, et non sans mal. En championnat, la team d'Emery assure à domicile mais s'incline lourdement sur les terrains du Barça et du Real. Le calendrier est soutenu, mais Seville est prête pour décrocher le dernier étage de sa fusée. 

Etage 3. Séville est sur orbite. Après Bale ou encore Bilbao, Seville évince de la Ligue Europa une autre équipe abonnée à cette compétition, le Shakthar Donetsk, puis accède à la finale, avec le succès que l'on connait. Mais ce n'est pas du tout. Le club andalou ne fait pas uniquement une fixette sur la Liga et la C3, son autre truc pour se maintenir au top niveau : la Coupe d'Espagne.

3. Ne pas faire l'impasse sur une compétition

 

Pour garder une compétitivité sur la durée, le FC Séville opte, parfois, pour un beau parcours en Coupe d'Espagne, en parallèle de son train-train en C3 et en Liga. En 2007 par exemple, le club réalise le doublé coupe d'Espagne-Ligue Europa. Cette année encore, il s'est hissée en finale de la Copa del Rey, où il croisera le fer dès ce samedi avec le FC Barcelone. Dans son parcours 2015-2016, Séville a notamment corrigé son rival historique, le Bétis, ainsi que le Celta Vigo en demi-finale. Ca permet de se maintenir en jambes.

En championnat, le FC Séville, sacré qu'à une seule reprise en 1946, s'est invité à deux reprises sur le podium ces dernières années, derrière le Barça et le Real, en 2007 et en 2009.

4. S'appuyer sur des anti-stars 

 

A l'instar - une nouvelle fois - de l'Atletic Bilbao qui a bien marché cette saison avec des joueurs comme Aduriz, retenu pour disputer le prochain Euro, le FC Séville et son entraîneur, Unai Emery, ont construit leur succès sur des joueurs qui ne sont pas forcément les plus sollicités en Europe. Ainsi, Kévin Gameiro, auteur d'un but contre Liverpool jeudi, est régulièrement annoncé au FC Barcelone ou dans des écuries allemandes sans pour autant quitter la maison andalouse. 143 matchs, 67 buts et trois saisons après son départ du PSG, Gameiro brille mais n'est "que" réserviste avec la France pour l'Euro...

La saison passée, au poste d'attaquant, Séville pouvait compter sur Carlos Bacca. L'été dernier, le Colombien a répondu favorablement aux sirènes du Milan AC. En 2006 et 2007, un autre duo franco-sud-américain avait fait le bonheur du club andalou : Frédéric Kanouté et Luis Fabiano. Deux joueurs qui n'ont pas explosé par la suite dans une autre top équipe européenne.

Pour le reste de l'équipe, cette saison, les clubs de Ligue 1 peuvent résolument rivaliser. Ainsi, on retrouve d'anciens pensionnaires du championnat de France tels que Benoit Trémoulinas, Adil Rami, Steven N'Zonzi, Grzegorz Krychowiak, Mariano et Timothée Kolodziejczak. Parmi les Français, aucun n'a été retenu dans la liste des 23 par Didier Deschamps en vue de l'Euro. Krychowiak disputera le championnat d'Europe en France alors que le seul Espagnol de cet effectif champion d'Europe retenu par Vicente del Bosque se nomme Sergio Rico, au poste de 3e gardien. Pas étonnant quand on a un championnat avec le Barça, le Real et l'Atleti. Mais quand même.

Enfin, toujours dans cette politique d'"anti-star", Séville est une équipe qui observe et qui ose prendre des paris sur des joueurs, en dépassant peu ou rien. Cette saison, c'est le cas avec Evgen Konoplyanka, sur lequel Liverpool a longtemps lorgné, Ever Banega, Fernando Llorente ou encore Adil Rami. A 30 ans, l'ancien Lillois a quitté le Milan AC l'été dernier pour 4 M€. Et dire que l'OL était sur les rangs...

5. Ne surtout pas tout mettre dans le maillot 

 

Au-delà du recrutement ou même du style de jeu, le FC Séville avance masqué sur la scène européenne. Et ça commence par son maillot. L'équipementier New Balance - quoi pas de Nike, ni d'Adidas floqué ? - ne cherche pas vraiment à révolutionner un maillot qui se suffit à lui même. Preuve en est une nouvelle fois avec le modèle de la saison prochaine. Regardez plutôt :

A lire aussi : 

Retour à l'accueil