Holà les Fastfooters ! Alors que l'Euro va rentrer dans sa deuxième phase - celle des 8es de finale -, de l'autre côté de l'Atlantique, la Copa America rendra son verdict dans la nuit de dimanche à lundi (2h du matin). Et comme je suis tout seul à la rédaction de Thefastfoot, j'ai décidé de prendre le contre-pied de mes confrères pour vous offrir un week-end 100% Copa. On en parle pas assez, et pourtant ! La finale, qui aura lieu dans la nuit de dimanche à lundi (2 du matin - à suivre en Live texte sur TFF) opposera l'Argentine au Chili. Comme l'an passé me direz-vous. Mais cette année encore, une équipe offre un spectacle époustouflant : le Chili. La sélection emmenée par Arturo Vidal ne serait-elle pas en train d'eclipser ceux qui sont considérés comme les maîtres à jouer de l'Amérique du Sud, l'Argentine et le Brésil ? Après avoir maté bon nombre de matchs de la Roja, je suis en mesure de vous donner pas moins de 10 bonnes raisons de vénérer le Chili. 

EXIT ARGENTINE ET BRESIL, VOICI LES 10 BONNES RAISONS DE SUPPORTER LE CHILI !

1. Parce que c'est bien plus qu'une hype 

 

Lors de la dernière Coupe du monde au Brésil, une équipe sud-américaine avait fait chavirer le coeur de bon nombre d'amoureux du football à travers le monde : la Colombie. Mais la hype de la bande à James a depuis quelque peu disparue. Et c'est bien le Chili qui offre des étoiles plein les yeux. Le renouveau du Chili, après une belle parenthèse dans les années 1990 avec le duo Zamorano - Salas, date précisément du Mondial 2014. La sélection coachée par Jorge Sampaoli a réalisé un authentique exploit en éliminant les champions du monde en titre, l'Espagne, en phase de poules (2-0).

A l'instar de la Coupe du monde 1998, le Chili a échoué malheureusement en huitièmes de finale contre le pays hôte, le Brésil (1-1, 3-2 tab). Au-delà ce revers, la Roja de l'Amérique du Sud a bien révélé une nouvelle génération sur laquelle je reviendrai un peu plus loin dans ce papier. A la différence de la Colombie, le Chili poursuit sa progression et impressionne une nouvelle fois lors de sa Copa America 2015. Pays hôte, le Chili a disposé de l'Uruguay - 3e de la Coupe du monde 2010 - en quart de finale (1-0) avant de disposer du Pérou en demi (2-1). Résistant parfaitement à la pression, l'équipe chilienne s'est imposée en finale contre l'Argentine (0-0, 4-1 tab) et a soulevé la première Copa America de son histoire. La hype dépasse le stade du simple phénomène.

Certains diront que le Chili a réalisé une Copa 2015 poussive, bénéficiant d'un tableau plutôt clément. Oui mais voilà, un an plus tard, le pays de la Cordillère des Andes est toujours au rendez-vous et s'offre même une deuxième finale consécutive contre l'Argentine, ce dimanche.

2. Parce qu'il y a une génération dorée au pouvoir

 

A l'instar de la Belgique à l'Euro, le Chili dispose d'une génération exceptionnelle. Et depuis deux ans, cette dernière grandie avec des joueurs qui évoluent dans les plus grands clubs européens. Parmi eux, Alexis Sanchez. A seulement 27 ans, le fantasque attaquant d'Arsenal, passé de longues années par le FC Barcelone, a fêté sa 100e sélection avec la Roja lors de la demi-finale de la Copa America du Centenario, remportée face à la Colombie (2-0). Il réalise une bonne Copa avec un doublé inscrit contre le Panama (4-2) et un but marqué lors du 8e de finale explosif contre le Mexique (7-0). Il est le métronome de cette équipe hyper efficace au milieu de terrain. Pour cux qui aiment la technique et le caractère, Alexis Sanchez est le genre de joueur qui ne lâche jamais.

L'autre star de cette équipe de la Roja se nomme Arturo Vidal. Agé de 29 ans, le milieu offensif du Bayern Munich réalise une Copa impressionnante. Après un échec concédé d'entrée en phase de poules contre l'Albiceleste (1-2), Vidal a remis son équipe dans le droit chemin en inscrivant un doublé victorieux face à la Bolivie (2-1). Là aussi, le caractère bouillonnant de l'ancien joueur de la Juventus Turin est un plus.

Autre nom bien connu en Europe, celui de Claudio Bravo. Celui qui partage les buts du FC Barcelone avec l'Allemand Ter Stegen est une valeur sûre à son poste. Dans les matchs à éliminations directes, le gardien chilien aux 105 sélections a gardé sa cage inviollée : contre le Mexique (7-0) et contre la Colombie (2-0).

3. Parce qu'il y a une touche Ligue 1

 

Eh ouais, pour encourager une équipe, il faut aussi s'identifier à un joueur. Et si celui-ci évolue en France, celà peut représenter un plus. L'Albiceleste peut draguer le public français avec Angel Di Maria ou encore Javier Pastore. La Seleçao peut compter sur David Luiz, Thiago Silva, Marquinhos ou encore Lucas. La Celeste est emmenée par Edinson Cavani. Merci au PSG au passage. Mais au Chili, la star made in Ligue 1 ne joue pas à Paris, mais bel et bien à l'Olympique de Marseille et se nomme Mauricio Isla

Rare satisafaction de la saison écoulée de l'OM, le joueur qui appartient à la Juventus Turin - club qu'il devrait retrouver dès la fin de la compétition - est une valeur sûre de ce Chili qui gagne. Cantonné à un poste de latéral droit, le joueur aux 78 sélections n'a pas manqué un match de cette Copa. Pressing haut et tenace, solide sur l'homme, Isla est un combattant et ne compte pas ses efforts. Si il y a un flocage à mettre derrière votre maillot du Chili, c'est bien celui d'"I.S.L.A".

4. Parce que la Roja n'ennuie jamais

 

A l'inverse de bon nombre de matchs de poules de l'Euro 2016, où les issues se dessinent après la 85e minute, le Chili adopte une toute autre tactique. En effet, depuis le début de cette Copa America du Centenario, la Roja attaque ses rencontres pied au plancher. Pour preuve, les 25 premières minutes réalisées en demi-finale contre la Colombie. Un modèle du genre : pressing tout terrain, passes précises, jeu porté vers l'avant et efficacité. Résultat : deux buts inscrits par Aranguiz (7') et Fuenzalida (11'). L'affaire était ainsi pliée rapidement. Il en a été de même en quarts lors de la victoire fleuve face au Mexique (0-7) avec un but marqué dans le premier quart d'heure par l'intermédiaire de Puch (16'). Ah le fameux "indice de spectacularité", l'une des priorités de ce Chili depuis de longs mois déjà. Au plus grand plaisir des mordus de foot.

5. Parce que le Chili a l'expérience pour aller de l'avant 

 

Depuis son bon Mondial au Brésil, le Chili peut s'appuyer sur un bloc équipe quasiment inchangé. Sur la banc, Juan Antonio Pizzi perpétue la philosophie de jeu de Jorge Sampaoli, disciple de Marcelo Bielsa. Contre le Mexique et la Colombie, réputées également pour leur jeu porté vers l'avant, le Chili n'a pas reculé et a offert, à chaque fois, un ambitieux 4-3-3. Et avec un 9-0 enregistré à l'issue des deux rencontres, l'option offensive porte ses fruits. Une prise de risque rendue possible également par les automatismes qui existent entre des joueurs qui évoluent perpétuellement ensemble en sélection depuis plus de deux ans. Regardez plutôt :

Le XI de départ du Chili de Jorge Sampaoli contre le Brésil en 2014

Le XI de départ du Chili de Jorge Sampaoli contre le Brésil en 2014

Le XI de départ du Chili de Juan Antonio Pizzi contre la Colombie en 2016

Le XI de départ du Chili de Juan Antonio Pizzi contre la Colombie en 2016

6. Parce que Pizzi, un mix entre Van Gaal et Bielsa

 

Pour beaucoup, Marcelo Bielsa est la référence du beau jeu. Le manager de Manchester City Pep Guardiola a assuré avoir énormément appris du possible futur coach de la Lazio, le milieu de terrain de l'équipe de France Dimitri Payet, en pleine réussite à l'Euro, a progressé au contact du technicien argentin à l'OM. C'est en 2007 que Bielsa prend les rênes du Chili, en quête d'un trophée. A défaut d'en soulever, l'entraîneur argentin façonne une nouvelle façon de jouer. Ses préceptes sont simples et désormais bien connus : un pressing tout terrain, des kilomètres et des kilomètres parcourus, dans la perspective d'user l'adversaire mais aussi, et surtout, de marquer plus de buts que l'adversaire. Ainsi, sous l'ère Bielsa, le Chili marque 69 buts en en encaisse 49 en l'espace de 51 matchs disputés. Bilan : 28 victoires, 8 nuls et 15 dfaites. Mais au-delà des chiffres, c'est bien le jeu produit par le Chili d'"El Loco" qui séduit. 

Après la parenthèse Claudio Borghi (2011-2012), c'est Jorge Sampaoli, présenté comme le digne successeur de Marcelo Bielsa, qui devient sélectionneur du Chili. Travailleur acharné, Sampaoli porte au sommet sa sélection avec 89 buts marqués et 44 encaissés en 44 matchs joués. Solidité défensive, attractivité offensive, la Roja enregistre ses premiers résultats avec un huitième de finale de Coupe du monde en 2014, puis une victoire lors de la Copa America 2015. 

Après le départ de Jorge Sampaoli au mois de janvier dernier, c'est un ancien joueur du Barça et international espagnol qui est nommé à la tête du Chili, Juan Antonio Pizzi. L'ex-coach du FC Valence conduira la Roja jusqu'à la Coupe du monde 2018 en Russie.

Pizzi est la personne idéale pour poursuivre le travail de l'équipe nationale chilienne et maintenir la compétitivité affichée ces dernières années."

Arturo Salah, le président de l'ANFP

De la même génération que Luis Enrique et Pep Guardiola au FC Barcelone, Juan Antonio Pizzi, surnommé "Macanudo", s'inspire des méthodes de travail de Louis Van Gaal. Mais dans le jeu, la patte Bielsa reste perceptible.

J’ai eu du lourd : Hiddink, Heynckes, Valdano, El Patón Bauza en Argentine. Mais c’est de Louis Van Gaal dont je me sers le plus aujourd’hui. La clarté de ses explications, les conseils spécifiques à chaque joueur, l’anticipation face à chaque possibilité de situation de match. C’était impressionnant."

Juan Antonio Pizzi à So Foot, en 2014

7. Parce que les supportrices chiliennes sont caliente

 

Un peu plus de légéreté à présent, mais ça compte aussi lorsqu'on encourage une équipe. Depuis des années, le Chili est porté par un public de fidèles. Ce qui n'est pas pour déplaire aux organisateurs de la Copa America, organisée cette année aux Etats-Unis. Et parmi ce peuple aux maillots rouge, bleu et blanc, quelques supportrices se distinguent et apportent une touche de glamour à cette Roja.

8. Parce que Eduardo Vargas ne marque qu'avec la sélection

 

Ce n'est pas le plus connu de cette sélection, et pourtant. En Amérique du sud, Eduardo Vargas marque but sur but. Rien que sur cette Copa America 2016, l'avant-centre chilien a inscrit 6 buts, soit un de plus que Lionel Messi. Lors de l'édition 2015 au Chili, il s'était offert le luxe de terminer co-meilleur buteur de la compéition avec le Péruvien Paolo Guerrero (4 réalisations). Autant le dire, amis parieurs, si vous voyez la côte de ce buteur à 2.50 (ce qui est fréquemment le cas depuis le début de la compet'), n'hésitez pas à mettre un petit billet.  

Vargas est typiquement un joueur de sélection. Après 59 capes, le natif de Santiago en est déjà à 30 buts. Régulièrement appelé par Bielsa, puis Borghi, Sampaoli et Pizzi, il est la valeur sûre de l'attaque de la Roja. Et pourtant. En Europe, son nom n'est que trop rarement évoqué dans L'Equipe du dimanche. En janvier 2012, Naples claque 11,5M€ pour l'attirer en Europe. Il sera successivement prêté à Valence, puis QPR. Il n'est pas loin de rejoindre l'OM alors entraîné par un certain Marcelo B. Finalement, la saison dernière, il est prêté (une énième fois par le Napoli) à Hoffenheim où il n'inscrira que 2 buts en 24 matchs de Bundesliga. Nul doute qu'avec la Copa America qu'il vient de réaliser (et notamment un quadruplé à revivre ci-dessous en quart de finale contre le Mexique), Eduardo Vargas devrait trouver un point de chute plus prestigieux la saison prochaine.

9. Parce que le Chili défie les éléments

 

Au-delà du jeu produit, la Roja dispose d'un atout, souvent alloué aux grandes équipes : la chance. Pour preuve, lors de la demi-finale de cette Copa America 2016, un déluge s'est abattu lors de la rencontre face à la Colombie (2-0). Le Chili, qui avait réalisé une première demi-heure intense et parfaite, a pu souffler pour assurer son avantage de deux buts au retour des vestiaires.

Plus fort encore, lors de l'entrée en lice de l'Uruguay contre le Mexique dans cette 100e édition de la Copa America, l'hymne chilienne a retenti par erreur, à la place de celui de la Celeste. Résultat : l'Uruguay s'incline et ne passera même pas les poules de la compétition...

10. Parce que tu kiffes les tatouages

 

Allez, au-delà du jeu, de sa force offensive, de son caractère ou encore de ses supporters, les joueurs Chiliens sont de véritables oeuvres d'art. Beaucoup arborent de magnifiques tatouages, auxquels peuvent venir s'ajouter des coupes de cheveux originales. Car le style aussi, ça compte.

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