Hello les Fastfooters ! C'est officiel, l'enceinte de l'Olympique de Marseille doit désormais être appelée "Stade Orange Vélodrome". Nul doute que pour les supporters marseillais, le Vél restera de vigueur dans les discussions. Car souvent, le mariage entre "naming" - ou nom d'une entreprise donné ou accolé à un nom de stade - et "entité sportive" n'est pas pour plaire au public. Mais qu'à cela ne tienne, les clubs ne cessent de faire les yeux doux à des sponsors souvent prêts à aligner les millions - et donc à renflouer les caisses d'une équipe - pour apposer leur nom sur le fronton d'une tribune. Et la formation phocéenne n'est pas la seule à avoir franchi le pas du naming ces derniers temps. Thefastfoot vous présente les cinq derniers namings en date. N'hésitez pas à partager cet article avec vos amis sur les réseaux sociaux.

NAMING - CES CLUBS QUI VIENNENT DE DIRE "OUI" !

1. Stade Vélodrome : vigilance Orange

 

Le naming progresse très lentement en France. Après Bordeaux (Matmut Atlantique), Nice (Allianz Riviera) ou encore Le Mans (MMArena), c'est au tour de Marseille de changer le nom de son stade. Ou plutôt de le modifier. En effet, le Stade Vélodrome, bien connu de tous, devient le Orange Vélodrome.

 

Le Vélodrome prend une longueur d'avance sur bon nombre de ses rivaux. Rénovée et bénéficiant du naming, l'Orange Vélodrome marque des points par rapport à un Parc OL qui se cherche toujours un investisseur pour le naming ou encore le Stade Pierre-Mauroy à Lille, flambant neuf mais sans naming. L'officialisation a été faite avec l'accord de la mairie de Marseille et de son premier édile, Jean-Claude Gaudin, et du PDG d'Orange, Stéphane Richard.

Depuis de longs mois déjà, la situation financière de l'OM suscite bon nombre de questions. L'actuelle propriétaire, Margarita Louis-Dreyfus, cherche à vendre le club dans les meilleurs délais. Pour l'heure, les investisseurs se font toujours attendre.

 

Bénéfices : un partenariat de 10 ans a été signé entre Orange et la mairie de Marseille. Selon différentes sources, ce contrat de naming devrait rapporter 2,7 millions d'euros par saison.

2. Mayence 05 : Wir leben Autos

 

En Bundesliga, le naming est monnaie courante et ce depuis de nombreuses années. Les enceintes allemandes, ultra-modernes, ont très vite compris que le naming pouvait rapporter gros. Parmi les plus célèbres, l'Allianz Arena (Bayern Munich) ou encore le Signal Iduna Park (Borussia Dortmund)... Mais attention, l'Allemagne s'ouvre très peu aux sponsors de l'étranger, du moins pour ses stades. Et une tradition est déjà en vigueur : apposer le nom de grandes marques automobiles. Et le pays de Götze n'en manque pas. Après la Mercedes-Benz Arena (Stuttgart), la Volkswagen Arena (Wolfsburg), l'Audi Sportpark (Ingolstadt), place à l'Opel Arena (34000 places) de Mayence.

Opel n'a pas choisi Mayence par hasard. Le club, sixième de la dernière Bundesliga, est situé non loin du siège historique de la marque (à Rüsselsheim). De plus, la marque à l'éclair est déjà partenaire du club depuis 2012. Elle a donc paraphé un contrat de naming d'une durée de 5 ans avec la formation de Mainz et l'officialisation du nom Opel Arena interviendra le 1er juillet prochain. A noter que le précédent nom de l'enceinte, Coface Arena (assurance), était déjà le fruit du naming...

 

Bénéfices : avec ce naming, le club de Mayence 05 devrait percevoir 2 millions d'euros par saison, soit 10 millions d'euros à l'issue des 5 ans de contrat. Opel, qui cherche à réduire le coût de ses partenariats sportifs, notamment avec le Bayer Leverkusen, a tout de même sauté sur l'occasion Mayence. Dix millions d'euros sur cinq ans, l'affaire est bonne et le coup de pub est garanti.

Stoke City : parier sur le meilleur

 

En Angleterre aussi, le naming se démocratise. A la différence de la Bundesliga, la Premier League est ouvert aux sponsors du monde entier : Power King Arena (Leicester City), Etihad Stadium (Manchester City) ou encore l'Emirates Stadium (Arsenal). Et un petit nouveau fera son apparition la saison prochaine : le Bet365 Stadium. 

A l'instar d'Opel à Mayence, Bet365 est déjà bien implanté du côté de Stoke. En effet, depuis trois saisons déjà, la société de paris sportifs débourse près de 5 millions d'euros par saison pour le sponsoring maillot. Elle doublera cet investissements dès la saison prochaine, avec plus de 10 millions d'euros pour conserver le sponsoring maillot et bénéficier du naming du désormais ex-Britannia Stadium. Pour rappel, les Potters ont terminé 9e du dernier championnat d'Angleterre. 

Les supporters de Stoke doivent ce nom de stade pour le moins original à un homme : John Coates. Propriétaire du club, il est également membre du board de Bet365. Ce qui facilite un peu les choses. 

 

Bénéfices : avec ce nouvel accord, Stoke City percevra, dès la saison prochaine, pas moins de 12,8 millions d'euros de sponsoring de la part de Bet365. Une somme loin d'être négligeable qui va notamment s'additionner à celle des droits TV, qui s'élève tout de même à 101,8 millions d'euros pour la saison 2015-2016. De quoi se faire plaisir, notamment sur le marché des transferts.

4. Udinese : Dacia s'offre un "Diamant"

 

L'Italie rénove ses stades ou en érige de nouveau. A l'instar de la Juventus Turin, Udinese s'est doté d'une enceinte ultra-moderne de 25000 places. Et pour la première fois en Italie, une marque automobile, Dacia, filiale de Renault, appose son nom sur un stade. Exit le Stade du Frioul, bienvenue à la Dacia Arena, surnommé le Diamant, en raison de son revêtement.

Depuis 2009, le constructeur roumain Dacia est sponsor du club de Udine. Mais pour la première fois en Europe, une marque automobile qui n'a pas son site de production dans le pays concerné parraine une enceinte sportive. 

 

Bénéfices : Dacia devrait verser entre 1,5 et 2 millions d'euros par saison à Udinese pour ce contrat de naming.

D'autres contrats de naming devraient être signés dans les prochains mois. Parmi les clubs ciblés et/ou intéressés, West Ham. La formation londonienne, qui joueura au Stade Olympique dès l'exercice 2016-2017, pourrait toucher près de 7,7 millions d'euros par saison en cas d'accord. 

 

De son côté, le FC Barcelone est à la recherche d'un sponsor pour son Camp Nou. L'enceinte va subir une rénovation dont le coût est estimé à 600 millions d'euros. Dans sa feuille de route, l'institution catalane a noté que ce montant serait réglé à hauteur de 200 millions d'euros par le naming du Camp Nou. L'Espanyol Barcelone, récémment racheté par Rastar group, propriété d'investisseurs chinois.

 

Enfin, certains propriétaires s'opposent au Naming, comme les Glazer, propriétaires américains de Manchester United.

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