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Coupable d'une semelle grossière et non sanctionnée sur l'égalisation stéphanoise puis impliqué dans une échauffourée avec David Beckham après le coup de sifflet final d'ASSE - PSG dimanche soir, Brandao a été éreinté par les critiques. Celles des Parisiens eux-mêmes lors des interviews d'après-match, des consultants du Canal Football Club en plateau mais également sur les réseaux sociaux. Une soirée à oublier pour l'attaquant stéphanois, qui ne parviendra décidément jamais à se faire totalement accepter par les observateurs du football français.

 

 Une "semelle" qui fait scandale

 

Et pourtant, depuis son arrivée dans le Forez l'été dernier, Brandao gagnait peu à peu en respectabilité dans le milieu du football tricolore. Malgré ses approximations techniques et un côté pataud balle au pied, l'attaquant arrivé en France en 2009  voyait grandir l'armée de ses défenseurs, prêts à brandir la feuille de statistiques du Brésilien (déjà 9 buts cette saison) et à rappeler qu'avec lui titulaire, l'équipe dirigée par Christophe Galtier n'a encore jamais connu le goût amer de la défaite, et ce,  toutes compétitions confondues (10 victoires et 2 nuls en championnat, 1 victoire et 4 nuls dans les coupes). Dimanche matin, le Journal du Dimanche consacrait un article à Brandao, en assurant, témoignages à l'appui, que le Brésilien faisait désormais "l'unanimité" dans le milieu du foot hexagonal qui admire son courage et sa rage de vaincre. Ce qui était loin d'être le cas lors de ses premiers matches avec l'OM.

 

 

Malheureusement, sa prestation ce dimanche soir lors du choc ASSE - PSG (2-2) a porté un violent coup d'arrêt à l'accroissement de sa cote de popularité. Côté pile, l'ancien joueur de Donetsk s'est montré à nouveau très utile sur le front de l'attaque stéphanoise. Grâce à sa puissance physique, son acharnement au pressing et son aisance dans les airs, il n'a pas laissé une minute de répit à la paire de défenseurs axiaux du PSG. Sur la réduction du score stéphanoise, sa présence athlétique dans la surface, a d'ailleurs poussé Alex à commettre l'irréparable en marquant contre son camp. Côté face, l'avant-centre des Verts s'est rendu coupable d'une terrible semelle sur la cheville de son compatriote Thiago Silva, lors de l'action de l'égalisation signée François Clerc (2-2, 72e).


 

 

Simple excès de maladresse, ou volonté de faire mal ? Difficile de juger, mais quoiqu'il en soit, le geste du Brésilien ainsi que l'impunité dont il a bénéficié a provoqué l'ire des joueurs parisiens. Le portier Salvatore Sirigu s'est fait le zélé porte-parole de son équipe après le match, comparant même la "semelle" de Brandao au tacle de Valentin Esseyric, qui a causé à Jérémy Clément une double-fracture ouverte tibia-péroné, lors du match ASSE-Nice (4-0), au début du mois.

 


 

 

 

 

 

Lors du débriefing de la rencontre sur le plateau du Canal Footbal Club, le débat sur cette faute non sanctionnée par M.Gauthier a totalement occulté la discussion sur les enseignements d'une rencontre pourtant spectaculaire. Déjà très critique sur la chaîne cryptée - "Brandao n'est pas un footballeur" - le consultant Pierre Mènès a récidivé sur son blog reprenant à son compte l'analogie utilisée par Sirigu : "(...) Je trouve même choquant d’aller mettre une telle semelle sur la pelouse où les Verts ont vécu le drame qu’on sait très récemment (avec la blessure de Jérémy Clément, Ndlr). Évidemment, le but de Clerc est magnifique, mais il n’est pas valable. Moi je veux bien qu’on me dise ce qu’on veut sur Brandao, que c’est le porte-bonheur des Verts, le chouchou de ceci ou de cela. Tout ce que je vois ce soir, c’est qu’il a passé son temps à faire des fautes et mettre des coups du début à la fin, entre les charges sur Sirigu, l’attentat sur Silva et sa prise de bec avec Beckham à la fin du match. Sa conduite est lamentable et ce n’est pas parce qu’il sourit tout le temps que c’est forcément un charmant garçon".

Habillé pour l'hiver, le Brésilien a ensuite subi une pluie de quolibets, notamment sur Twitter, où son nom apparaissait parmi les "Trending Topics" (sujets les plus commentés) pendant toute la soirée. Pris dans la polémique, il a tenté de se défendre à la sortie des vestiaires, en expliquant "je suis un guerrier, j'ai joué le ballon".


 

Sans doute conscient d'avoir encore abîmé son image en Ligue 1, Brandao doit maintenant patienter jusqu'à jeudi pour savoir si la commission de discipline de la LFP va décider de lui infliger une sanction. Il encourt deux à trois matches de suspension.

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