Toute la presse ibérique ne parle plus que du "Guardiolagate" à moins de 24 heures de la demi-finale de la Ligue des Champions tant attendue entre le FC Barcelone et le Real Madrid! Une ubuesque histoire d'arbitrage qui a l'avantage, pour les deux équipes, de ne pas trop en dévoiler...

 

GUAR.jpgL'acte 3 du Classico tourne autour de l'arbitrage! Un élément capital dans l'acte 1, pour le compte de la Liga, puisque, l'arbitre de la rencontre, M. Muniz Fernandez, avait accordé un pénalty de chaque côté, transformés par Lionel Messi et Cristiano Ronaldo (1-1). Au cours du second acte, qui offrit la Coupe d'Espagne au Real Madrid, c'est M.Undiano Mallenco, qui n'a pas hésité à sévir en sortant pas moins de 8 cartons jaunes et un carton rouge au madrilène Angel Di Maria. Devant de telles décisions, le rôle de l'arbitre est primordial.

 

Ainsi, pour l'acte 3 de Real Madrid - FC Barcelone, version Ligue des Champions, le Portugais M.Proença, avait été choisi par l'UEFA. Une nomination qui n'a pas du tout plu à l'entraîneur catalan, Pep Guardiola, sous prétexte que M.Proença est né dans le même pays que l'entraîneur du Real Madrid, José Mourinho. L'esprit compatriote a été vivement contesté par Pep l'Espagnol. Face aux lamentations du coach du Barça, la haute instance footballistique a désigné un nouvel arbitre, M. Stark, un Allemand. Les Merengue Mesut Özil et Sami Khedira sont originaites de la patrie de Goethe, mais cela ne semble pas perturber, cette fois-ci, Guardiola...

 

Après ce léger contre-temps, la page semblaient tournée pour laissée place aux débats sur la stratégie et le jeu. Et bien, pas du tout! Ce matin, les plus grands quotidiens sportifs espagnols, As et Marca en tête, ont décidé d'en remettre une couche. Pour eux, M.Stark, l'arbitre allemand finalement convoqué, serait considéré par les joueurs "comme le pire arbitre de la Bundesliga" à en croire Marca. Ce journal va plus loin en affirmant que Stark est "un fan de Lionel Messi"... Face à ces histoires de bien mauvais goût, le bagout de Mourinho ne s'est pas fait attendre... 

 

Le Special One s'est ouvertement moqué en conférence de presse de son homologue barcelonais: "Nous sommes dans un nouveau cycle. Avant il y avait les entraîneurs qui ne parlaient pas des arbitres, un très petit groupe. Et ceux qui critiquaient les arbitres quand ils font des erreurs, comme moi. Mais avec les déclarations de Pep, nous entrons dans une nouvelle ère, un nouveau groupe, celui des entraîneurs qui critiquent les arbitres avant la rencontre. Je n'avais jamais vu ça". Non avare dans les petites déclarations hostiles d'avant-match, le technicien portugais en a profité pour mettre un peu plus de pression sur l'arbitre finalement choisi sous les sollicitations de Guardiola, M. Stark: "Je ne souhaite pas que l'arbitre se trompe en notre faveur, mais au contraire que les deux équipes soient contentes à la fin du match. Mais avec Pep, ce n'est pas possible, car pour qu'il soit heureux, il faut que l'arbitre se trompe". Quelle sera la réponse de Pep Guardiola, l'instigateur de cette affaire? Il a encore 24 heures pour la formuler...

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