La nouvelle est tombée tôt ce matin : il n’y aura pas d’arbitre français à la Coupe du monde en juin prochain. En effet, la haute instance du football mondiale, la Fifa, a choisi ses trios d’arbitres pour le mondial brésilien, en omettant d’en prendre un tricolore. Une première depuis 1974. Et pourtant, à l’instar de Franck Ribéry pour le Ballon d’or, un homme au sifflet tenait la corde dans l’hexagone : Stéphane Lannoy. Avec ses accesseurs, MM. Frédéric Cano et Michael Annonier, le natif de Boulogne-sur-mer (comme Franck Ribéry), reconnu comme le meilleur arbitre français, n’a pas été retenu. Et pourtant, ce dernier avait officié lors du championnat d’Europe des Nations en 2012 et lors du dernier Mondial en Afrique du Sud…

 

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Après les critères, les quotas

Dans les rangs français, la théorie du complot pourrait bien voir le jour. Après les changements de critères et de la date pour la nomination du Ballon d’or, qui ont été défavorables à Franck Ribéry lundi soir, c’est au tour du corps arbitral tricolore de souffrir de la nouvelle donne de la Fifa. En effet, l’institution dirigée par Sepp Blatter a décidé de ne retenir que 25 trios d’arbitres, contre 30 lors du dernier Mondial sud-africain. Pire, en 2010, il y avait dix trios issus du Vieux continent, contre neuf dans quelques mois. Ainsi, M. Lannoy et ses collègues français feraient partie du fond du panier. Une injustice ? Pas vraiment.

 

Le sifflet est moins en verve ailleurs

Quel pays a été retenu pour le Brésil ? En Europe, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie, la Suède, la Turquie, les Pays-Bas, le Portugal et la Serbie auront des arbitres sur les pelouses carioca en juin prochain. Dans les championnat dit « majeurs », comme la Premier League ou encore la Liga, la manière d’arbitrer est sensiblement différente de celle de la Ligue 1. Du côté de la Perfide Albion, le jeu est très souvent laissé, malgré de rudes duels. En Liga, le dernier choc entre l’Atlético Madrid et le FC Barcelone a donné lieu à de nombreux contacts rugueux, notamment au milieu de terrain (32 coups-francs accordés). Au final, l’arbitre a adressé seulement cinq cartons jaunes, essentiellement en fin de rencontre. Trop de rigueur et d’aménagement de règlement seraient-ils au cœur de la disgrâce des arbitres français ? Ainsi, à l’instar des critères du Ballon d’or, la Fifa n’aurait-elle pas modifié quelques peu la donne, afin de choisir des nations où les hommes au sifflet laissent libre court au jeu. A l’instar de la scène européenne, où la représentation est plus faible qu’auparavant, les arbitres français reçoivent une sanction administrative qui ne devrait pas être sans conséquence.

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