La France s'est brillamment imposée, hier soir, face à l'Albanie (3-0) pour le compte des éliminatoires de l'Euro 2012. Au-delà des 3 points et du pas effectué vers la qualification, c'est la manière et le niveau d'implication de certains joueurs qui ont rassuré. Cependant, il ne faut pas oublier que l'Albanie reste l'une des équipes les plus faibles de ce groupe. TFF distribue tout de même trois bons points.

 

1er bon point : Des Bleus (enfin) prolifiques !

 

Après l'annonce de la composition du groupe D (Bosnie, Roumanie, Albanie, Biélorussie, Luxembourg), on pouvait facilement imaginer que l'équipe de France allait aligner quelques cartons. Après 8 rencontres, le plus grand écart réalisé par les Bleus était de deux buts, en effectionnant tout particulièrement le 2-0 (face à la Bosnie, la Roumanie, le Luxembourg par deux fois). Hier soir, avec une équipe remaniée, les Tricolores en ont infligé trois à une équipe d'Albanie affaiblie également par les blessures et déjà hors-course pour une qualification à l'Euro 2012.

 

Florent Malouda (11e), Loïc Rémy (38e) et Anthony Réveillère (66e), qui a inscrit un but similaire à celui du Parisien Javier Pastore face à l'Olympique Lyonnais, ont forgé le large succès de l'équipe de France. Dans le secteur offensif, amputé par l'absence de Karim Benzema, le duo Gomis-Rémy a su se montrer complémentaire. Le Lyonnais, très bon point d'encrage, a distribué de bonnes dernières balles mais n'a pas été décisif à l'inverse de son homologue marseillais Loïc Rémy, qui a confirmé ses très bonnes prédispositions entrevues en fin de saison dernière. L'entrée sous les ovations de Djibril Cissé en fin de match a dû ajouter un peu de doute chez Bafétimbi Gomis, qui sera clairement en balance dans les mois à venir avec le joueur de la Lazio pour une place de 4e attaquant à l'Euro, derrière Benzema, Gameiro et Rémy.

2e bon point : Un Samir Nasri retrouvé

NASRISemaine calculée, semaine travaillée et semaine du succès pour le meneur de jeu de Manchester City, Samir Nasri. Mercredi dernier, l'ancien minot s'était exprimé sans langue de bois devant la presse, annonçant son retour aux affaires. Le scepticisme était alors de rigueur au vue de ses dernières performances en Bleu et d'un transfert tourmenté chez les Citizens. Mais les paroles de Samir Nasri n'ont pas été vaines, bien au contraire. Il a été tout simplement l'homme orchestre dans l'entrejeu, bon techniquement et solide physiquement, que l'équipe de France cherche depuis l'annonce de la retraite de Zinédine Zidane en 2006. Percutent offensivement (comme sur le 2e but "offert" à Rémy), n'hésitant à redescendre défensivement, Nasri a été complet et a su convaincre le sélectionneur qui a apprécié la prestation complète de son joueur.
"Cette semaine, il a été exemplaire et comme par hasard, il a fait un très bon match hier (vendredi). Il a cette faculté importante dans le foot actuel de pouvoir éliminer. Quand vous avez des gens qui techniquement vous rassure, résiste, dribble, donne la passe, c'est plus facile. On le savait capable de ça, il l'a montré. S'il pouvait enchaîner plusieurs fois, ce serait bien. On est toujours plus exigeant avec les gens doués" affirme en conférence de presse Laurent Blanc, au sujet de Samir Nasri.

3e bon point : Une équipe rieuse 

RAMILa bonne humeur et le plaisir de se retrouver seraient-ils de retour au sein de l'équipe de France? Palpable depuis plusieurs mois, et l'arrivée aux commandes de Laurent Blanc, l'atmosphère appaisée et bon enfant devient de plus en plus visible. Exit les brouilles entre Ribéry et Gourcuff, les pleurnicheries d'un Evra ou d'un Gallas, les Bleus ont manifesté une joie réelle et sincère lors de la célébration des buts notamment. Avec des joueurs comme Adil Rami, toujours prêt à chambrer ou à avoir un bon mot en conférence de presse, et Djibril Cissé, passé d'une timidité perçu comme de l'arrogance à ses débuts en Bleu à la joie d'un enfant de porter le maillot tricolore au Stade de France qui l'a tant conspué. Ce vent de fraîcheur est propagé aussi par de nouveaux visages, tels que Gomis, Cabaye, Debuchy ou encore Mathieu.
Et si l'ambiance "copains d'abord" ne serait pas l'atout de la France dans l'optique du prochain Euro? Entre l'expulsion coupable de Wayne Rooney face au Monténégro, qui le privera, sans doute, des deux premiers matches du championnat d'Europe des Nations, les plaintes de Khedira au sein de la nationalmannschaft et la guéguerre Catalans-Madrilènes en Espagne, l'équipe de France pourrait se démarquer et pourquoi pas se battre avec les grandissimes favoris en Ukraine et en Pologne.

Précision : Sept équipes sont d'ores et déjà qualifiées pour l'Euro 2012 : Pologne et Ukraine (organisateurs), Angleterre, Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas.
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