La première journée du Groupe A a rendu son verdict. La Pologne et la Grèce se sont neutralisées en match d'ouverture (1-1) alors que la Russie a déroulé face à la République Tchéque (4-1). Faits de match, analyses et vidéos, Thefastfoot vous livre un "sum up" complet.

 

POLOGNE 1 - 1 GRECE

 

Devant un public acquis à sa cause, la Pologne s'est montrée réjouissante en première période, avant d'être décevante au retour des vestiaires. Parfaitement entrés dans la partie, les Polonais ont ouvert le score peu après le premier quart d'heure, grâce à l'inévitable attaquant du Borussia Dortmund, Robert Lewandowski (1-0, 17e).

 



Sonnés, les Grecs n'ont pu ou su trouver la faille et la Pologne se dirigeait, sans trop de difficulté avec un avantage d'un but aux vestiaires. Une impression renforcée avec l'exclusion sévère de Papastathopoulos (deux cartons jaunes) à la 44e et le brin de chance du Sochalien Perquis qui, auteur d'une main dans la surface, ne s'est pas fait rattraper par la patrouille à la 45e. 

 

Au retour de la pause, la Grèce s'est réveillée grâce à son nouvel entrant, le buteur du PAOK Salonique, Salpingidis. C'est lui qui a ramèné sa sélection sur de bons rails (1-1, 51e). Ce même Salpingis a clairement métamorphosé son équipe. Transcendant, l'attaquant grec a même provoqué un pénalty, suite à une faute évidente du portier d'Arsenal, Szczesny. Un Szczesny peu en réussite ce soir, auteur d'une sortie pour la moins hasardeuse sur l'ouverture du score grecque. La Grèce a, à la 71e minute, l'occasion de passer devant mais Karagounis s'est heurté à Tyton, la doublure de Szczesny. En l'espace de quelques secondes, ce dernier a peut-être mis à mal la place du n°1, Szczesny, pour la rencontre suivante. Le dernier quart d'heure s'est résumé à des prises de risques extrêmement contrôlées.

 

 

L'oeil de TFF : A chaque mi-temps, son équipe. La Pologne, favorite sur ce match, peut regretter d'avoir laissé la possession de la balle et la maitrise du jeu aux 10 Grecs présents sur le pré au retour des vestiaires. La Grèce de Fernando Santos peut, quant à elle, se frotter les mains et reste plus que jamais en course pour une qualification avec une confrontation contre la République Tchèque lors de la prochaine journée. Des Tchèques qui se sont montrés en grande difficulté face à la Russie...

 

RUSSIE 4 - 1 REPUBLIQUE TCHEQUE

 

Pour tous ceux qui ont suivi la préparation de la Russie, la performance des Russes face aux Tchèques (4-1) n'est pas aussi surprenante que cela. Huit jours plus tôt, à Zurich, face à l'Italie (3-0), les hommes de Dick Advocaat avait démontré de belles aptitudes offensives, alliant qualité technique et très bon repli défensif. Cette belle copie a tout simplement était reproduite face à une bien pâle équipe de République Tchèque.

 

A l'instar de la rencontre Pologne-Grèce, le tableau d'affichage a été débloqué dès la fin du premier quart d'heure, grâce à une tête russe signée Alan Dzagoev (1-0, 15e). Dix minutes après cette ouverture du score, les Russes ont doublé la mise par l'intermédiaire de Roman Shirokov (2-0, 24e). La Russie n'a réalisé que deux tirs cadrés. Réussite maximale donc.

 


 

 

Et comme leurs homologues polonais, les Russes ont connu un petit coup de moins bien au retour des vestiaires. La faute à une magnifique passe en profondeur de Jaroslav Plasil, à l'attention de Vaclav Pilar (2-1, 52e). Malgré cette alerte, les Russes ont continué de dérouler leur football. Alan Dzagoev, très en vue dans cette première rencontre, a signé un doublé et est devenu, par la même occasion, le meilleur buteur de la compétition (3-1, 79e). Trois minutes plus tard, Roman Palyuchenko a eu la bonne inspiration en la jouant personnel (4-1, 82e).

 


 

 

 

L'oeil de TFF : La logique a été respectée dans cette partie. Les Russes, demi-finalistes de l'Euro 2008, confirment parfaitement leur statut d'outsiders. Leur véritable atout est de faire mouche sur chacune de leurs occasions. Ils restent ainsi sur 7 buts en 2 matches et ils donneront, à coup sûr, du fil à retordre à leur futur adversaire, la Pologne. De son côté, la République Tchèque de Milan Baros semble avoir perdu son lustre d'antan et devra vite réagir face à la Grèce le 12 juin du côté de Wroclaw.

Retour à l'accueil