La première journée du Groupe B a rendu son verdict. L'Italie a tenu en échec le champion d'Europe et du monde en titre, l'Espagne (1-1) alors que la Croatie a montré de belles aptitudes face à l'Irlande (3-1). Faits de jeu, analyses et vidéos, Thefastfoot vous livre un "sum up" complet et ses notes (  / 10), sans concession, des matches. 

 

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ESPAGNE 1 - 1 ITALIE

 

DEL BOSQUELe match au sommet de ce Groupe B a tenu toutes ses promesses. Avant le coup d'envoi, l'Italie était loin de faire figure de favori, après un unique match de préparation très inquiétant face à la Serbie (0-3). De son coté, de part son passé glorieux, l'Espagne ne devait faire qu'une bouchée d'une Italie frébile, notamment défensivement. Pour faire taire les critiques, Cesare Prandelli avait décidé, au coup d'envoi, de vérouiller en alignant pas moins de 5 défenseurs, parmi lesquel Daniele De Rossi, le milieu de terrain de l'AS Rome. En face, Vincente Del Bosque, le stratège de la Roja, avait laissé sur le banc Fernando Torres, Alvaro Negredo et Fernando Llorente, privilégiant un milieu de terrain riche et compact, version Barça. Opposition Tecnica / Catenaccio. Même pas.


MOTTA

Avec un rideau de cinq derrière, on pouvait craindre une Squadra Azzurra repliée sur elle-même. Il n'en fut rien. Les coéquipiers de Mario Balotelli, une nouvelle fois très décevant en cette fin d'après-midi, se sont procurés les plus belles occasions et ont obligé Iker Casillas, le portier aux 4 championnats d'Europe de rang, de réaliser des parades décisives face à Cassano (34e), Marchisio (36e) et Motta (45e).

 

ITAAu retour des vestiaires, les Espagnols reprirent vite les choses en main après un premier acte assez décevant, où seul Iniesta s'est montré supérieur techniquement. C'est ce même Iniesta qui manque de peu de battre Gigi Buffon (51e), auteur à son tour d'un arrêt déterminant. Côté italien, les ballons se font de plus en plus rares. Mais Balotelli, après un bon travail sur le côté droit, se présente totalement seul face à Buffon. L'avant-centre des Citizens tardent trop à prendre une décision et se fait chiper le ballon par Sergio Ramos, en plein coeur de la surface (58e). Suite à cet incroyable râté, Balotelli, qui n'échappera pas aux critiques, a laissé sa place à l'inoxydable Antonio Di Natale. Il n'aura fallu que quelques secondes au goleador de Udinese pour s'illustrer. Bien servi par Pirlo, Toto Di Natale a parfaitement ajusté Casillas d'une balle piquée qui récompensait une beau sursaut d'orgueil (1-0, 61e). Dès lors, comment aller réagir la Roja, sans véritable attaquant de métier?


TORRES

Mais comme souvent, l'Espagne n'a pas laissé de temps au doute. Trois minutes à peine après l'ouverture du score italienne, Cesc Fabregas, un temps annoncé incertain, a bénéficié d'une bonne passe de David Silva pour tromper Buffon (1-1, 64e). Après cette égalisation rapide, Vicente Del Bosque va lancer ses forces offensives, et notamment le grand absent au coup d'envoi, Fernando Torres. Le champion d'Europe avec Chelsea n'aura pas vraiment marqué des points, râtant deux grosses occasions (75e, 85e). Le doute n'a pas totalement fui El Nino.

 

 

L'oeil de TFF : De part et d'autres, il y aura eu du bon et du moins bon dans cette affiche entre l'Espagne et l'Italie. La première devra revoir son schéma sans attaquant. La profondeur et la finition auront cruellement manqué, surtout en première période. La grande satisfaction se nomme Andres Iniesta, le maitre à jouer du FC Barcelone. Virvoltant, précis et technique, il est clairement le numéro 10 de cette Roja. Côté italien, le bloc équipe et la solidité défensive, tant critiqués, a apporté satisfaction. Mario Balotelli, à la limite de l'expulsion (et du ridicule), ne devrait pas être reconduit lors du prochain match. D'autant qu'après sa sortie, le Mancunien a vu son remplaçant, Di Natale, ouvrir la marque. Pour le reste, Cassano et Pirlo étaient au rendez-vous alors que quelques réglages seront à apporter au niveau de la charnière centrale avant le prochain rendez-vous, face à la Croatie, qui a fait preuve d'une redoutable efficacité face à l'Irlande de Trapattoni.

 

La note : 7/10

 

IRLANDE 1 - 3 CROATIE

 

TRAPAvant le coup d'envoi, cette rencontre devait déterminer quelle formation allait devenir le vilain petit canard du groupe C. A l'issue du match, elle a peut-être donné le nom du trouble-fête : la Croatie de Slaven Bilic. Le jeune loup, qui est tout de même à la tête de la Croatie depuis six ans, a battu la légende Giovanni Trapattoni, le sélectionneur le plus âgé du tournoi, du haut de ses 73 ans et 85 jours. Le Trap venait avec son bilan, son CV [14 matches sans défaite de rang, ndlr.], ses joueurs d'expérience (O'Shea, Keane, Given) et un stade remplit à 80% de supporters verts. Que pouvait-il arriver à l'Eire? Une douche froide. Et celle-ci est intervenue 180 secondes seulement après le coup d'envoi, grâce à une tête de Mandzukic. Regardez !

 


 

A l'orgueil, on ne le dira jamais assez, les Irlandais sont revenus dans la course grâce à un superbe coup de tête de Saint Ledger, suite à un coup-franc fuyant de Mc Geady (1-1, 19e).

 


 

 

Mais la différence saute rapidement aux yeux. Les Croates sont plus joueurs, plus entreprenants. Jelavic, en position de hors-jeu mais profitant d'une remise adverse, a donné un avantage décisif à l'Irlande (1-3, 43e).


Un but avant, et un but au retour des vestiaires. Mandzukic, à l'instar du Russe Dzaguev, s'est offert un doublé dans la compétition, suite à un bon service de Perisic (1-3, 48e). La messe était dites même si les hommes de Giovanni Trapattoni n'avaient pas totalement abdiqué, se heurtant à un bon Pletikosa.

 

L'oeil de TFF : Une victoire en trompe-oeil? Probablement, l'Irlande est un cran en-dessous des équipes qui se sont présentées à l'Euro. Les Verts devront vite se reprendre dès le prochain match, face à l'Espagne, qui sera elle aussi dans l'obligation de faire un résultat. De son côté, la Croatie aura un match très intéressant face à l'Italie. Un ou trois points face à la Squadra Azzurra pourraient d'ores et déjà qualifier la bande à Modric. Et là, on pourra parler de grosse sensation ! Car pas sûr que des équipes perdent des points face à l'Irlande...

 

La note : 6/10

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