La première journée du Groupe B a rendu son verdict. L'Italie a tenu en échec le champion d'Europe et du monde en titre, l'Espagne (1-1) alors que la Croatie a montré de belles aptitudes face à l'Irlande (3-1). Faits de jeu, analyses et vidéos, Thefastfoot vous livre un "sum up" complet et ses notes (  / 10), sans concession, des matches. 

 

FRANCE 1 - 1 ANGLETERRE


NASRI

Le match tant attendu a eu lieu. Et il a été loin de répondre à toutes les expérences. Avant de rentrer plus en détail dans l'analyse, TFF revient sur les faits marquants de la rencontre. Après une première demi-heure amorphe, la partie s'est décantée quelques peu avant le retour aux vestiaires. A la 30e minute précisément, l'Anglais Joleon Lescott a pris le meilleur de la tête sur Alou Diarra suite à un coup-franc botté par Steven Gerrard (0-1). Le défenseur de Man.City a battu imparablement Hugo Lloris, qui était resté scotché sur sa ligne. Neuf minutes plus tard, c'est le plus anglais des Français, l'ancien d'Arsenal et le meneur de jeu de Manchester City, Samir Nasri, qui remettait l'équipe de France sur de bons rails suite à une frappe puissante et placée à l'entrée de la surface de réparation de Joe Hart, son partenaire en club (1-1, 39e). Une première période qui aura été finalement une belle vitrine pour les Champions d'Angleterre en titre.

 

 

Après le repos, les Tricolores ont totalement pris l'ascendant sur la partie, avec une succesion de tirs lointains [15 tirs cadrés pour les Bleus, 1 seul pour les Anglais à l'issue du match, ndlr.]. Ribéry et Nasri, très remuants, n'ont pu trouver la faille, où décaler dans des conditions idéales un Karim Benzema en deça de ses prestations habituelles, à cause notamment d'une défense anglaise solide, dans la lignée de celle de l'Italie face à l'Espagne deux jours plus tôt. Après, de là à comparer la Roja aux Bleus. Au coup de sifflet final, le nul avait un goût d'inachevé.

 

L'oeil de TFF : Regrets, regrets et regrets. Pour l'Angleterre, on aura pu lire la réjouissance de certains joueurs sur leur visage à la fin de la rencontre. Un point face aux Bleus, en match d'ouverture, c'est toujours ça de pris quand on sait les difficultés qu'a connu la Three Lions depuis plusieurs mois (changement de sélectionneur, scandales, blessures à la chaîne).


BLANC

Côté français, les questions sont nombreuses à l'issue de ce choc au sommet du groupe D. Pourquoi n'avoir éffectué que le premier changement à la 83e minute? Pourquoi ne pas avoir tenté l'option Giroud alors que cette équipe de France manquée de présence dans les 20 derniers mètres? Sur les rares occasions anglaises, la défense tricolore a une nouvelle fois montré des signes inquiétants de fébrilité. Nul doute que Laurent Blanc, qui tient son équipe-type, reconduira son onze de départ face à l'Ukraine. Le pays co-organisateur qui a laché les chevaux lors de son premier match dans un championnat d'Europe des Nations. Trop donné? Les Français, qui auraient pu (et dû) remporter cette partie face à l'Angleterre, en ont-ils gardé sous la patte? Réponses vendredi pour un France - Ukraine déjà décisif.

 

La note : 4/10

UKRAINE 2 - 1 SUEDE

 

ZLATANLes années passent, Andrei Shevchenko reste. Le dernier Ballon d'Or d'un joueur d'Europe de l'Est a associé un peu plus son nom à l'histoire du football ukrainien. Déjà véritable icône dans son pays, l'ancien avant-centre du Milan AC a pris l'ascendant sur l'autre star de ce match, le Suédois Zlatan Ibrahimovic. Mais cette autre affiche du groupe D ne s'est pas que résumée à ce duel d'attaquants... quoique ! Après une belle première période, bien plus rythmée et intéressante que celle livrée par la France et l'Angleterre, Ibra le Suédois jouait de malchance en trouvant le montant du portier ukrainien (37e). Des Ukrainiens, décevants lors de leur phase de préparation, qui ont trouvé des ressources insoupçonnées, poussés par un public venu en nombre du côté de Kiev. A la pause, l'Ukraine a sorti son atout séduction alors que la Suède a joué la carte patience.

 

Et la patience a été récompensée dès le retour des vestiaires. Ibrahimovic a rappelé qui était l'attaquant vedette actuelle du Milan AC. Parfaitement servi par le Lyonnais Kim Kallström, Zlatan donnait un avantage heureux à sa sélection (0-1, 52e). Un bonheur de courte durée puisque son aieül au Milan, Andrei Shevchenko, a dans un premier temps offert l'égalisation aux siens avant de donner un avantage décisif, tout ceci en l'espace de 7 minutes (2-1, 55e et 62e). Pas mal pour un joueur que l'on disait cramé, victime de pépins physiques à répétition depuis 3 saisons maintenant...  Et comme le veut la maxime, les grands joueurs ne meurent jamais. Regardez les 3 buts de cette très belle rencontre !

 

 

L'oeil de TFF : Et si l'Ukraine et la Suède terminaient en tête du Groupe D? Très probablement sous-estimées, ses deux équipes ont livré une bataille de qualité, aussi bien techniquement que tactiquement. Pour autant, Shevchenko et les siens seront-ils reproduire une performance aussi dynamique face aux Bleus, dans 4 jours? Rien est moins sûr. Si la victoire de ce soir paraît logique, les Ukrainiens de Blokhine ont bénéficié de l'appui du public et d'un Shevchenko, un temps incertain pour cette partie, en état de grâce. La Suède, loin d'être à la rue, devrait également poser pas mal de problème à l'Angleterre même si le jeu de cette dernière repose quasi exclusivement sur Zlatan Ibrahimovic. Mais Yohan Elmander, absent ce soir, devrait effectuer son grand retour d'ici vendredi. Prometteur.

 

La note : 6/10

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