Au registre des équipes surprises, l'OGC Nice version 2012-2013 qui se classe quatrième après 25 journées de championnat, ressemble de plus en plus au Montpellier de la saison passée, sacré champion de France à la stupéfaction générale. Même s'il vise une place européenne plutôt que le titre en fin de saison, le club azuréen - qui a battu Reims 2 à 0 vendredi soir et revient provisoirement à un petit point du podium - s'appuie sur des atouts similaires à ceux du Montpellier version 2011-2012. Thefastfoot a tenté de lister ingrédients communs qui permettent à Nice cette année, comme au MHSC l'an passé, de s'installer en haut du classement.

 

PUEL

 

Un buteur efficace :

 

L'an passé, le MHSC avait bénéficié de l'apport offensif incomparable d'Olivier Giroud, meilleur buteur du championnat de France avec 21 réalisations. Devenu international, durant son passage dans l'Héraut, le Gunner fut l'un des grands artisans du titre montpelliérain.

 

Depuis le début de la saison, l'OGC Nice s'appuie sur l'efficacité de l'Argentin Dario Cvitanich, actuellement blessé aux ischios-jambiers, mais déjà auteur de 12 buts en 20 titularisations. Plus d'un tiers des buts marqués par les Aiglons sont l'oeuvre de Cvitanich. L'ancien joueur de l'Ajax Amsterdam, arrivé l'été dernier dans les Alpes-Maritimes (pour 400 000 euros seulement !) après un passage aux Boca Juniors en prêt, fait naturellement partie des grosses satisfactions de la saison niçoise après 25 journées.

 

Des joueurs revanchards :

 

En 2011-2012, René Girard avait eu l'intelligence de composer un groupe de joueurs affamés. De victoire, mais aussi  de reconnaissance. Henri Bedimo, rescapé d'une relégation pitoyable en Ligue 2 avec le RC Lens, s'est vite imposé comme l'un des touts meilleurs latéraux de notre championnat, sous le maillot de "la Paillade". Le Brésilien Vitorino Hilton, barré à Marseille par la paire de centraux Diawara-N'koulou, ne s'est pas fait prier pour donner des remords aux dirigeants marseillais qui l'ont laissé partir. Enfin Olivier Giroud a fait davantage que saisir sa chance en Ligue 1, après avoir galéré à Grenoble, sous les ordres de Mécha Bazdarevic, entre 2005 et 2008. 

 

A Nice, Claude Puel a lui aussi donné leur chance à des joueurs qui n'ont pas toujours connu la réussite, dans leur clubs précédents. A 20 ans, Valentin Eysseric rongeait son frein avec la réserve de l'AS Monaco, malgré des apparitions prometteuses avec l'équipe première. Convaincu de son talent, Claude Puel obtient de se faire prêter le natif d'Aix-en-Provence, l'été dernier. Depuis, Valentin Esseyric illumine le jeu du Gym et compte déjà 4 buts et deux passes décisives sous le maillot rouge et noir. Escorté par une réputation de joueur compliqué à gérer depuis son passage au FC Sochaux, Kévin Anin fait désormais régner l'ordre dans l'entrejeu niçois, bien que son début de saison fut moins convaincant. Laissés de côté par Rémi Garde à Lyon (le successeur de... Claude Puel !), le latéral gauche Thimothée Kolodziejczak et le milieu de terrain Jérémy Pied, ont rejoint leur ancien entraîneur dans le sud de la France. Pour contribuer, eux aussi, à l'excellente saison du club dirigé par le président Jean-Pierre Rivière.

 

Un coaching ambitieux :

 

Encouragé par les excellents résultats de son équipe lors de la saison 2011-2012, René Girard n'avait pas hésité à favoriser l'émergence de jeunes talents issus des équipes de jeunes du club, pour les intégrer peu à peu à l'équipe première. Une démarche bien utile pour maintenir les titulaires sous pression, et développer la profondeur du banc de touche. Au milieu de terrain comme en défense, le polyvalent Benjamin Stambouli a rendu de grand services à son équipe. Tout comme Rémy Cabella, élu meilleur espoir de L1 pour la saison 2011-2012, et devenu aujourd'hui l'un des joueurs clefs du système montpelliérain (auteur de 6 buts cette saison). 

 

Le shéma est semblable pour Claude Puel cette saison. L'ancien entraîneur lyonnais, qui bénéficie d'une confiance totale de ses joueurs, n'hésite pas à multiplier les choix forts, pour étoffer son groupe. Le 15 septembre dernier lors d'un match Nice-Brest, il fait entrer en jeu Neal Maupay alors âgé de 16 mois et 32 jours. Le troisième plus jeune joueur à se lever du banc de touche dans l'histoire du championnat deviendra deux mois plus tard le deuxième plus jeune buteur de Ligue 1, suite à son entrée en jeu décisive contre Evian Thonon Gaillard.

 

Depuis Bastia-Nice, le 16 février, Puel fait même une démonstration plus éclatante de la confiance qui l'habite actuellement et de l'estime dont il bénéficie de la part de ses joueurs. Comment ? Tout simplement en intégrant son propre fils, Grégoire Puel (21 ans) à son onze de départ, au poste de latéral droit. Si l'attaquant Eric Bauthéac a concédé sa surprise initiale "Ça nous a fait bizarre, c'est le fils du coach quand même..." aucun joueur de l'effectif niçois ne s'est plaint de cette promotion. Même acceptation chez les supporteurs et dans l'entourage du club azuréen. En d'autres temps, lorsque Claude Puel entraînait Lyon et que son fils évoluait avec la réserve rhodanienne, une telle décision aurait immanquablement provoqué des soupçons de népotisme. Mais, à Nice, Claude Puel est en train de réussir son pari, peut-être au-delà de ses espérances. 

 

Selon vous, existe t-il d'autres points communs au bon parcours successifs de ces deux clubs ? N'hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires.

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