Hello les Fastfooters ! A quelques semaines de la fin des grands championnats, le suspense pour le titre a, ou a quasiment disparu, que ce soit en Allemagne (Bayern Munich), en Angleterre (MU), en France (PSG), en Italie (Juventus) ou encore en Espagne (FC Barcelone). En revanche, la lutte pour les places qualificatives à la Ligue des champions bat son plein et quelques clubs peu habitués à disputer la C1 sont encore en course. Revue des possibles invités surprises de la prochaine C1.

 

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Nice, une première depuis 1960 ?

 

Bien sûr, l’OGC Nice n’ira pas jusqu’à faire le coup de Montpellier la saison passée, puisque le titre de champion de France est quasiment acquis au Paris-SG, qui possède 13 points d’avance sur les Aiglons, cinquièmes. Pourtant, les hommes de Claude Puel ne sont plus très loin de réaliser le hold-up de la saison française, eux dont l’objectif avoué en août dernier se cantonnait à la nécessité d’obtenir un maintien aussi précoce que possible. Aujourd’hui loin de ces considérations, Nice, brillant cinquième de Ligue 1 après 32 journées, se paye le luxe de rester bien calé à deux points du podium, là où tous les rêves sont possibles. Le 14e budget du championnat invité de la plus prestigieuses des compétitions continentales la saison prochaine, sérieusement ?
 
En réalité, rien n’est impossible pour le capitaine Didier Digard et ses coéquipiers. Après avoir légèrement piqué du nez en mars, concédant deux défaites successives face à Nancy et Marseille, l’OGCN a répondu aux sceptiques que sa place se situait bien sur les cimes du classement, en enchaînant deux succès : d’abord au Stadium, contre Toulouse (4-3), puis dimanche dernier, dans son enceinte face à Sochaux (3-0). Malgré cette bonne dynamique, les Niçois se déplaceront davantage (3 matches) qu’ils ne recevront (2) d'ici la fin de la saison, à commencer par un périlleux voyage au Parc des Princes le week-end prochain, pour défier le leader parisien. Voilà pour les quelques motifs d’inquiétude.
 
Mais les supporteurs niçois, eux, retiendront que les autres adversaires à venir sont à la portée de leur équipe : réception de Troyens presque relégués, déplacement sur la pelouse de Rennais démobilisés, avant de finir par trois confrontations potentiellement plus épineuses, à Evian, contre Lyon et à Ajaccio pour la clôture du championnat. Quoiqu’il en soit, si Nice continue d’enchaîner les victoires comme son attaquant Dario Cvitanich les buts (14 en 23 titularisations cette saison) les Aiglons peuvent continuer à rêver d’une qualification pour le tour préliminaire de la Ligue des champions 2013/2014. Une compétition que le club a participée pour la dernière fois en 1960… en s’inclinant lors des quarts de finale face à un géant européen, le Real Madrid.

 

Enfin la bonne année pour Everton ?

 
Vainqueurs d’un seul trophée européen dans leur histoire, la Coupe des Coupes en 1985, les Toffes rêvent d’enfin goûter à l’ivresse des soirées de C1, après avoir souvent frôlé la qualification. En 2007-08 et 2008-2009, le club de Liverpool a atteint la cinquième place de Premier League, la plus frustrante qui soit, puisqu’elle n’offre qu’un ticket pour la Ligue Europa. La saison en cours pourrait être la bonne pour les boys de David Moyes.  
 
Grâce à un succès facile contre QPR le week-end dernier (2-0), les Toffes ont fait un retour fracassant dans la course aux quatre premières places. Après 32 journées, Marouane Fellaini et ses coéquipiers ne pointent qu’à trois unités de Chelsea, quatrième avec un match en moins, et virtuellement qualifié pour le tour préliminaire de la C1. Derrière les deux Manchester, la lutte pour les places européennes se joue dans un mouchoir de poche, à tel point qu’Everton peut rêver d’aller titiller Arsenal, troisième avec quatre points d’avance sur le club de la Mersey. Comment ? En commençant par battre les Gunners, mardi soir à l’Emirates Stadium, à l’occasion d’un choc essentiel pour les deux formations rivales. Un défi pas évident que les Toffes devront pourtant relever s’ils veulent éviter d’échouer une nouvelle fois aux portes de la grande Europe.

 

Real Sociedad, le seul moyen de conserver Philippe Montanier 

 

Une décennie après Raynald Denoueix, Philippe Montanier est en train de laisser son empreinte à la Real Sociedad. Le week-end dernier, le club de San Sebastian s'est imposé sur une pelouse des plus délicates du pays, celle du Rayo Vallecano (2-0). Un résultat qui lui perrmet de conserver sa surprenante quatrième place, synonyme en Espagne de tour préliminaire de la Ligue des champions l'été prochain. Pas mal pour une équipe qui, il y a encore quelques mois, luttait pour ne pas descendre en Liga Adelante. Au-delà de la patte Montanier, ce sont des joueurs, quasiment tous 'maison', qui font la réussite de la formation basque, à l'instar du milieu de terrain français, Antoine Griezmann. Plus jeune effectif au-delà des Pyrénées avec une moyenne d'âge de 24 ans, la Real montre les muscles, devançant des équipes rodées aux compétitions européennes, telles que Malaga, Valence ou encore Séville. 

 

Mais cette réussite insolente fait des envieux. Dans de multiples interviews, le coach de la Sociedad, Philippe Montanier, n'exclut pas un départ en fin de saison. Il faut dire que son contrat expire à la fin de l'exercice en cours. Son nom revient avec insistance pour succéder à Rudi Garcia à Lille. Mais quand serait-il si son équipe venait à valider son billet pour un tour préliminaire de C1 ? Restant sur une seule défaite sur ses 20 dernières journées de Liga, la Real Sociedad, qui compte 4 points d'avance sur Malaga, devra cependant encore croiser le fer avec des équipes de prestige telles que le Real Madrid, Séville et Valence d'ici la fin de la saison. Mais nul doute que sans moyens extraordinaires et avec un entraîneur qui prône le collectif, la Sociedad apporterait un véritable bol d'air sur la scène européenne, à l'instar, toutes proportions gardées, du Borussia Dortmund cette saison. 

 

La Fiorentina et Montella titillent des grands qui n'en ont que le nom 

 

Depuis quelques années, le football italien est en souffrance en Europe. Cette saison encore, la grande botte n'a pas vu s'inscrire une de ses formations dans les derniers carrées de coupes européennes, que ce soit en Ligue des champions ou en Ligue Europa. Un problème lié aux moyens surement, au jeu produit très probablement. Une équipe, au-delà des Alpes, semble déjouer quelque peu les codes en ce moment : la Fiorentina. Depuis l'arrivée, l'été dernier, sur le banc de l'ancien entraîneur de l'AS Rome, Vincenzo Montella, la Viola talonne les plus grandes écuries du pays. Victorieuse de la Coupe des Coupes en 1961, championne d'Italie en 1969, la formation toscane est à la recherche, depuis de trop longues années, de son lustre d'antan. 

 

Et cette saison, avec le caractère de Montella, qui se reflète sur l'équipe, la Fiorentina occupe, après 32 journées, une brillante 4e place, synonyme de tour préliminaire de Ligue des champions en Italie. Pas mal ! Mieux encore, la Fio compte 4 points d'avance sur les deux clubs de la capitale, la Lazio Rome (5e) et l'AS Rome (6e) et cinq sur l'Inter Milan (7e). Ce weeek-end, la Viola a de nouveau assuré l'essentiel en l'emportant sur le terrain de l'Atalanta Bergame (2-0). Et d'ici la fin de la saison, la Fio, qui reste sur une seule défaite en six matches en championnat ne défiera que des équipes de seconde partie de tableau, à l'exception de l'AS Rome, un concurrent direct à l'Europe, lors de la 35e journée. De quoi être confiant et d'entrevoir un possible retour en Europe, après une dernier rendez-vou peu reluisant lors de l'exercice 2008-2009 [la Fiorentina avait passé le tour préliminaire de la C1 avant d'en être sorti en phase de poules dans un groupe comprenant le Bayern Munich, l'OL et le Steaua Bucarest, ndlr.].

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