L'édito du jour : le jour du tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des champions, Thefastfoot a fait une constatation des plus surprenantes sur les candidats encore en lice et dénonce une rengaine qui pourrait, à terme, devenir lassante pour le supporter.

 

COUPE LDC

 

Barcelone, Real Madrid, Atlético Madrid, Bayern Munich, Borussia Dortmund, Chelsea, Manchester United, Paris-SG, voici la liste des qualifiés pour les quarts de finale de la Ligue des champions cette année. Des équipes de renom certes, mais pas un plateau de rêve. En effet, les initiés à la Coupe aux grandes oreilles ont, à la vue de ces huit prétendants au sacre, comme un air de déja vu. Pour preuve, la saison passée, 5 des 8 équipes encore en lice étaient déjà au rendez-vous des quarts (Barcelone, Real Madrid, Bayern Munich, Borussia Dortmund et Paris-SG). En 2011-2012, Barcelone, le Real Madrid, le Bayern Munich et Chelsea étaient là. En 2010-2011, on devait compter avec Barcelone, le Real Madrid, le Bayern Munich et Manchester United ; en 2009-2010, Barcelone, le Bayern Munich et Manchester United ; en 2008-2009, Barcelone, le Bayern Munich, Manchester United et Chelsea s'étaient également retrouvées à ce stade de la compétition. Pas convaincu ? Allez, sur les douze dernières équipes qui se sont glissées en finale de la Champions, soit sur les six dernières éditions, 11 des 12 finalistes qualifiées en quart de finale cette saison en étaient.

 

L'argent fait le bonheur    

 

Et chaque saison, le schéma est le même : les principales places sur l'échéquier européen reviennent aux formations les plus riches. Ainsi, pour l'exercice en cours, six des sept clubs les plus fortunés au monde sont toujours en lice pour soulever le trophée de la Ligue des champions : le Real Madrid (1er), le FC Barcelone (2e), le Bayern Munich (3e), Manchester United (4e), le Paris-SG (5e) et Chelsea (7e). Et le Borussia Dortmund, 11e du classement*, est loin de faire figure de mendiant, à l'instar de l'Atlético de Madrid. La formation de Diego Simeone, 20e club le plus puissant financièrement et en lutte sportivement pour le titre en Liga cette saison, fait figure de "petit poucet" à ce stade de la compétition en Champions, comme le Malaga de Manuel Pellegrini lors de la précédente édition ou encore de l'Apoel Nicosie, tombeur de l'OL en 8es de finale de C1 il y a deux ans. Tous les ingrédients sont donc réunis pour embarquer, une nouvelle fois, dans un grand huit qui est une attraction toujours aussi rentable, mais très certainement moins surprenante.

 

* source : cabinet Deloitte

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