Chers Fastfooters. Eh oui, la courbe du chômage en cette rentrée ne cesse de croître et touche une profession bien particulière du football en ce début de saison : les entraîneurs. Comme il est plus simple de virer un technicien que onze joueurs, Thefastfoot vous dresse, chaque semaine, les profils des entraîneurs au frigo, cuits ou sur le grill. Pas si simple d'être un Masterchef. N'est-ce pas Roberto Di Matteo ?


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1 - Ceux qui viennent de quitter leur banc

 

Cedric Daury (Le Havre, Ligue 2) : La 16ème place du Havre AC, à deux points seulement de la zone de relégation faisait tâche. Ce lundi, le président Jean-Pierre Louvel a choisi de mettre fin au contrat de l’entraîneur Cédric Daury, quelques mois avant le terme prévu (fin de saison). La nouvelle défaite des Normands, concédée à domicile contre Clermont vendredi dernier (1-3) a acculé Louvel à cette décision difficile : "C’est une décision douloureuse humainement, a t-il expliqué sur le site du HAC. Cédric Daury est un entraîneur de qualité, qui correspondait bien au club à mon sens. Mais il fallait faire le constat: le groupe ne répondait pas aux attentes." Christophe Revault, l’ancien gardien emblématique du club, a pris le relais ce lundi pour sa première expérience sur un banc de touche. Sa mission sera prolongée, ou non, après la trêve hivernale, en fonction des résultats obtenus lors des 7 matches restant à jouer d’ici là.


Hans Backe et Jan Halvor Halvorsen (New York Red Bulls, MLS) : Battus en demi-finale de Conference Est par DC United, les New York Red Bulls du buteur français Thierry Henry seront absents cette saison des phases finale de la Major League Soccer, après s’être arrêtés en quarts de finale l’an passé. Un échec qui a provoqué le renvoi des deux techniciens en charge de l’équipe jusqu’ici,  le Suédois Hans Backe et son assistant norvégien Jan Halvor Halvorsen. Les dirigeants du club – Gérard Houllier occupe la fonction de directeur général - ont choisi de confier l’intérim à Mike Petke, ancien international américain qui a porté le maillot des Red Bulls entre 2008 et 2010.

Thierry Laurey (Arles-Avignon, Ligue 2) : L’automne catastrophique du club provençal a finalement été fatal à Thierry Laurey, après une nouvelle - et cuisante - défaite contre Nîmes (1-4) au soir de la 12ème journée de L2. Il s’agissait alors du cinquième revers de rang en championnat pour le club sudiste, qui s’est donc séparé de l’ancien joueur professionnel (Montpellier, Valenciennes…) moins d’un an après son intronisation sur le banc du club en novembre 2011.

Après quelques jours d’un intérim assuré par l’ancien adjoint de Laurey, Noël Tosi, le président avignonnais Marcel Salerno a choisi de confier les rênes de l’équipe première à Pierre Mosca, technicien expérimenté de 67 ans, passé notamment par Rennes, Toulouse ou Nîmes dans les années 80 et 90. Las, le choc psychologique n’a pas eu l’effet escompté et Arles-Avignon s’est à nouveau effondré à domicile face au stade Lavallois, le week-end dernier (0-3). Le club est désormais relégable et Marcel Salerno aurait même confié à ses joueurs son intention de prendre du recul… Habitué aux coups de théâtre tragi-comiques lors de son passage en L1 en 2010-2011 – les Sudistes avaient terminé lanternes rouge du championnat avec un record de 24 défaites en 38 journées – Arles-Avignon n’a visiblement pas perdu ses mauvaises habitudes à l’étage inférieur. 

 

2 - Ceux qui sont sur le grill :

 

ALLEGRI.jpgMassimiliano Allegri (Milan AC, Serie A) : Notre nouvelle rubrique lui dit merci ! Pas une semaine sans que l’entraîneur du Milan AC ne vienne alimenter la chronique de Masterchef. Les rossoneri pointent au 13ème rang de Serie A, avec 6 défaites en 12 matches. Dernier échec en date : Une humiliante défaite 3 à 1 à domicile face à la Fiorentina, qui compte désormais 10 points d’avance sur Allegri et ses hommes. Remarquez, le leader turinois caracole, lui, en tête du championnat, avec une avance de 17 unités sur les Milanais. Qui ont maintenant dit adieu à toute ambition nationale. Quant à la Ligue des Champions, le Milan AC (5 points) - bien que second de la poule C – y est largement distancé par les Espagnols de Màlaga, déjà qualifiés pour les huitièmes de finale, avec 10 points.

 

Et pourtant, Massimiliano Allegri s’accroche à son banc pendant que la presse italienne débat depuis longtemps du nom de son futur successeur. Adriano Galliani vient même de réaffirmer sa confiance au coach transalpin, dans un communiqué. "Bien sûr, nous ne sommes pas contents, mais nous avons estimé que changer d'entraîneur ne nous assurerait pas que les choses changent, a soutenu l’administrateur délégué de l’AC Milan devant la presse. Et Allegri a fait du bon travail ces deux années (champion en 2011, 2e en 2012), alors telle est notre décision." La traduction de cette version « politiquement correcte » ? Les solutions de remplacement ne sont pas vraiment légion pour les dirigeants lombards. Pep Guardiola ne semble pas prêt à rompre son année sabbatique avant la saison prochaine, et Vincenzo Montella, qui aurait les faveurs du président Silvio Berlusconi, réussit plutôt bien à la Fiorentina, où les dirigeants accepteraient difficilement de mettre un terme à son contrat d’entraîneur, qui court jusqu’en 2014. Donc, Massimiliano mijote toujours sur le grill même si le temps de cuisson a largement outrepassé les standards de la gastronomie…

Jean Fernandez (Nancy, Ligue 1) : L’ASNL a touché le fond, après une nouvelle défaite à domicile face à Rennes (1-3) vendredi dernier. Sur le plan comptable d’abord : Nancy est lanterne rouge du championnat avec 5 points en 12 matches. Un départ catastrophique qui agite le spectre d’une relégation en L2, en juin prochain. Sur le plan humain ensuite : le club lorrain est au bord de la crise de nerfs après les incidents survenus à la fin de la rencontre contre le Stade Rennais, quand certains supporters en colère sont venus jusqu’aux portes du vestiaire pour prendre les joueurs physiquement à partie ! Le président Rousselot a confirmé sa confiance à Jean Fernandez et assuré qu’il fallait « prôner l’union sacrée » pour « trouver un remède à cette maladie » dont le club est actuellement victime. Mais pour espérer durer, l’ancien technicien auxerrois doit impérativement remporter un second succès cette saison lors du déplacement à Troyes –avant dernier de L1 avec 7 points- ce samedi.

 

Roberto Mancini (Manchester City, Premier League) : Le champion d’Angleterre a la gueule de bois. En Premier League, les Skyblues parviennent tant bien que mal à suivre le rythme d’enfer du leader Manchester United. City, deuxième à deux points de son rival, reste même la seule équipe invaincue du Royaume. Mais la deuxième élimination consécutive en phases de groupe de la Ligue des Champions, officialisée par un match nul face à l’Ajax Amsterdam la semaine passée (2-2) est venue sérieusement ternir le début de saison des Citizens. Au point que Roberto Mancini tombe peu à peu en disgrâce, aux yeux du richissime propriétaire du club, le cheikh Mansour ? Le palmarès (Cup 2011, titre de champion en 2012) de l’ancien international italien -arrivé au club en 2009- serait t-il trop léger au regard des dépenses somptuaires concédées en haut lieu ?

 

L’hypothèse semble de plus en plus crédible. Sauf résultats exceptionnels cette saison, Roberto Mancini pourrait laisser sa place à l’un des seuls techniciens dont l’aura dépasse la sienne, lui qui a tout de même remporté trois titres de champions d’Italie successifs avec l’Inter, avant de poser ses valises en Angleterre. Qui ? Pep Guardiola, bien sûr. Le Catalan réfléchit à son retour sur un banc de touche, après quatre années de succès en Catalogne. Manchester City vient d’embaucher deux de ses proches Ferran Soriano et Txiki Begiristain, aux postes respectifs de directeur exécutif et de directeur du football. Un double recrutement que beaucoup interprètent comme le premier acte d’une arrivée future du « Mister » sur le banc des Skyblues.

 

La suite dans un instant...

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