Lanterne rouge de Premier League, le club londonien des Queens Park Rangers va jouer son avenir dans l'élite du foot britannique à quitte ou double, dans les mois à venir. Avant d'espérer enchaîner les résultats positifs pour inverser la tendance, le manager, Harry Rekdnapp, et les dirigeants des Hoops se sont fixés un objectif : réussir le mercato hivernal pour remodeler une équipe épuisée par les échecs de la première partie de saison.

 

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Généralement, les clubs relégables à mi-parcours peuvent rarement compter sur l'achat de nouveaux joueurs durant le mercato hivernal pour se relancer. Et pour cause. Ces formations ont souvent des moyens financiers limités. QPR, qui appartient au richissime homme d'affaires malaisien Tony Fernandes, propriétaire de la compagnie aérienne Air Asia et d'une écurie de F1, fait évidemment exception à cette règle. Du côté du Loftus Road, l'argent n'est pas vraiment un problème.

 

Après une saison 2011-2012 conclue aux portes de la relégation, le boss du club londonien a sorti son carnet de chèques, pour prémunir son club d'une nouvelle saison compliquée. Las ! Les arrivées des ex-Mancuniens Park Ji-Sung et Fabio, de José Bosingwa (ex-Chelsea), Julio Cesar (ex-Inter Milan), Esteban Granero (ex-Real Madrid), Stéphane M'Bia (ex-OM) et David Hoilett (ex-Blackburn) n'ont pas permis aux Rangers de réussir leur début de saison. Au contraire, le club londonien pointe à la dernière place de la Premier League avec 14 points seulement pris en 22 journées, malgré la récente amélioration - victoire face à Chelsea, nul contre Tottenham - constatée depuis l'arrivée d'Harry Rekdnapp sur le banc.

 

Si l'empilage des nouveaux joueurs à chaque mercato n'a pas précisément fait ses preuves l'été dernier, l'état-major du club londonien n'a pourtant pas renoncé à trouver les perles rares capables de modifier le destin de QPR, semble t-il promis à la relégation en Championship, deux ans seulement après son grand retour parmi l'élite (2010-2011). Pour parvenir à attirer des joueurs de bon niveau malgré la situation sportive catastophique, QPR a deux arguments : le carnet de chèques de son propriétaire, prêt à gonfler les offres de salaires, et la réputation du manager Harry Rekdnapp, qui a longtemps brillé sur le banc des Spurs de Tottenham. Comme leurs homologues de Newcastle, c'est dans l'hexagone que les dirigeants londoniens ont choisi de faire leur marché.

 

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Grâce à un art consommé du lobbying, Harry Rekdnapp est en train d'attirer le Marseillais Loïc Rémy dans ses filets. Après un début de saison compliqué sur la Canebière, l'international français (26 ans, 17 sélections) est sur le point de rebondir au sein de la formation de la capitale anglaise. Pourtant annoncé à Newcastle en début de semaine, Rémy aurait finalement cédé à l'insistance du manager des Rangers, déjà tout proche de le recruter lorsqu'il entraînait les Spurs. Selon L'Equipe, le board de QPR aurait offert 10,5 millions d'euros à l'OM pour s'attacher les services de l'ancien Niçois, qui bébéficierait certainement d'émoluments confortables sur les bords de la Tamise [le montant de 100000 euros par semaine est évoqué, ndlr.]. Les bonnes relations qui règnent entre dirigeants des deux clubs, habitués à négocier après le chassé-croisé estival entre Stéphane M'bia et Joey Barton, pourraient également favoriser la réalisation de ce transfert.

 

Pour faire progresser son équipe, le manager des Hoops rêve d'associer Rémy à un autre international français qui traverse une passe difficile, le Rennais Yann M'Vila. Les Hoops ont offert 8,5 millions d'euros au club breton pour le milieu de terrain, qui souhaite absolument relancer sa carrière à l'étranger, après l'affaire de la virée nocturne avec les Espoirs qui lui a coûté 19 mois de suspension de toute sélection. Les dirigeants des deux clubs cherchent toujours un accord, mais, sauf revirement spectaculaire, le natif d'Amiens, âgé de 22 ans, pourrait disputer son dernier match avec Rennes mercredi, à l'occasion des demi-finales de la Coupe de la Ligue, face à Montpellier.

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