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L'OM n'avait plus encaissé 5 buts au Vélodrome depuis... 34 ans. Cette statistique effarante souligne un peu plus l'ampleur du naufrage olympien (4-5) mardi soir face à une équipe niçoise largement remaniée - huit titulaires sur le banc au coup d'envoi - en seizième de finale de la Coupe de France. Ça n'est pas un scoop, Marseille a un sérieux problème avec sa défense. Moins criantes sous l'ère Elie Baup (1,22 buts encaissés par match en 2013-2014) les failles de l'arrière-garde phocéenne sont désormais évidentes. Depuis que José Anigo est sur le banc, l'OM encaisse une moyenne de 2 buts par match, toutes compétitions confondues. 16 buts concédés en 8 matches, soit une perméabilité incompatible avec les ambitions du club. De Souleymane Diawara à Nicolas N'Koulou, en passant par les latéraux Rod Fanni et Jérémy Morel, Thefastfoot s'est penché sur la défense de l'OM.

 

Nicolas N'Koulou, le patron aux abonnés absents

 

Arrivé sur la Canebière durant l'été 2011, le défenseur international camerounais (23 ans) traverse sa troisième saison au club comme un fantôme. Malgré un talent indéniable qui lui vaut la convoitise de plusieurs grands clubs européens (Naples, notamment, aurait proposé 13 millions d'euros pour son transfert cet hiver), celui qui a été élu meilleur défenseur central de L1 lors des deux précédentes saisons ne parvient plus à masquer les défaillances de ses coéquipiers.

 

Initialement fragilisé par la lenteur de Souleymane Diawara ou les approximations techniques du latéral Kassim Abdallah, l'international camerounais commence lui aussi à multiplier les erreurs inhabituelles. Et quand l'OM prend l'eau comme ce fut le cas mardi à Nice, son caractère effacé l'empêche de sonner la révolte comme le leader de défense qu'il devrait être. Malgré un contrat qui court jusqu'en juin 2016, N'Koulou ne devrait pas s'éterniser à l'OM, au-delà de la saison en cours, qu'il a annoncé vouloir terminer pour aider ses coéquipiers à redresser la situation. 

 

Les remplaçants possibles : Papy Djilobodji (FC Nantes), Aymen Abdennour (TFC).

 

Souleymane Diawara sur le déclin malgré un mental de fer.

 

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Après une saison 2012-2013 passée à regarder jouer ses coéquipiers depuis le banc de touche, "Souley" a regagné sa place dans le XI type de l'OM, à force de travail et de détermination. A 35 ans, le double-champion de France (2009 et 2010) n'a rien perdu de sa "grinta" ni de son tempérament de battant, très utile à ses jeunes coéquipiers. Diawara est même à créditer d'un bon début de saison dans l'axe central de l'OM.

 

Efficace dans les duels, précieux dans les airs (1m88), l'ancien Bordelais a longtemps évolué un ton au-dessus de ses coéquipiers. L'ennui, c'est que Diawara n'a plus ses jambes de 20 ans, et que l'enchaînement des matches commence à lui peser. Les adversaires se sont passés le mot : contre Marseille, il faut jouer de longs ballons en profondeur, dans le dos de la défense. Un plan appliqué à la lettre par les Niçois mardi soir en Coupe de France. Avec succès, puisque la responsabilité du vétéran marseillais est directement engagée sur 3 des 5 réalisations azuréennes.

 

Les remplaçants possibles : Papy Djilobodji (FC Nantes), Aymen Abdennour (TFC).

 

Lucas Mendes, pas vraiment un recours


La saison dernière, le Brésilien formait un duo très solide avec N'Koulou, dans l'axe de la défense olympienne, qui a permis à L'OM d'encaisser moins d'un but par match en Ligue 1 (36 buts encaissés, 3è défense de Ligue 1). Cette saison, ni Elie Baup ni désormais José Anigo ne semblent faire confiance à ce jeune joueur (23 ans) au tempérament très réservé. Contraint de jouer les doublures de Souleymane Diawara, le Brésilien a pour lui les bonnes statistiques défensives de l'OM, quand il est titulaire (7 buts encaissés en 7 matches). Mais son manque de vitesse le pénalise, et certains matches ont semblé trop grand pour lui. Il était notamment des deux défaites au Vélodrome face à Monaco (1-2) et au PSG (1-2).

 

Les remplaçants possibles : Papy Djilobodji (FC Nantes), Aymen Abdennour (TFC).

 

La bouderie de Rod Fanni

 

Fanni

 

Titulaire indiscutable l'an passé, l'international français (32 ans) a progressivement perdu sa place au profit de Kassim Abdallah, pourtant bien plus limité que lui dans le couloir droit. Lors de ces rares apparitions (12 matches t.c.c) l'ancien Rennais semble à côté de la plaque. Selon plusieurs médias, Fanni a la tête ailleurs, et son investissement à l'OM s'en ressent. Le latéral droit n'aurait pas digéré que les dirigeants olympiens refusent sa demande de revalorisation salariale l'été dernier. Une rancoeur qui expliquerait des prestations en demi-teinte et une détermination moindre. 

 

Les remplaçants possibles : Christophe Jallet (PSG), Issa Cissokho (Nantes)

 

Kassim Abdallah, courageux mais pas vraiment au niveau


Quand Abdallah quitte Sedan (L2) pour l'OM en août 2012, c'est pour devenir la doublure de Rod Fanni, au poste de latéral droit. Mais la phase difficile traversée par ce dernier oblige l'international comorien à endosser un rôle de titulaire, sans doute trop grand pour lui. Trop limité techniquement il commet quelques "boulettes" rédhibitoires au plus haut niveau - son dégagement manqué sur le but de Maurice-Belay contre Bordeaux (2-2), par exemple - qui lui valent les quolibets des supporteurs marseillais. A son crédit, un état d'esprit irréprochable sur le terrain, et une bonne qualité de centre (3 passes décisives cette saison).

 

Les remplaçants possibles : Christophe Jallet (PSG), Issa Cissokho (Nantes)

 

 

Jérémy Morel, le mal-aimé

 

Arrivé à Marseille durant l'été 2011, le latéral gauche est devenu la cible préférée des fans marseillais. Dans son couloir gauche, l'ancien Lorientais se voit reprocher un placement défensif défaillant, un manque d'efficacité dans les duels, et des boulettes mémorables dans les grands matches (ex : contre Arsenal, en C1). Encore titulaire durant l'ère Baup, Morel se retrouve au placard, depuis que José Anigo a pris les commandes. 

  

Remplaçant possible : Sébastien Corchia (FC Sochaux).

 

Benjamin Mendy, encore bien trop tendre pour le haut niveau

 

 

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L'ancien Havrais est un bon footballeur. A seulement 19 ans, son potentiel saute aux yeux des observateurs. Sa technique léchée lui permet d'ailleurs un apport offensif intéressant, quand il "prend" son couloir gauche (2 buts, 2 passes décisives). Malheureusement, l'international Espoir pêche dans sa mission première : la défense ! Manque de culture tactique évident, placements aléatoires... Mendy a encore des progrès à faire, avant d'être un latéral complet. Mais est-ce vraiment de sa faute, s'il se retrouve bombardé titulaire dans l'un des plus grands clubs de France, dès sa première année dans l'élite ? 

 

Remplaçant possible : Sébastien Corchia (FC Sochaux).

 

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