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Même les plus grands clubs se trompent. Après avoir utilisé le milieu serbe Nemanja Matic comme simple monnaie d'échange dans le transfert de David Luiz en janvier 2011, l'état-major de Chelsea vient de rétro-pédaler en récupérant le joueur contre une indemnité de transfert de 25 millions d'euros, versée au Benfica Lisbonne. Ce coûteux aveu d'échec n'est pas l'unique apanage du club londonien, loin de là. Ils sont plusieurs cadors européens à avoir tenté de réparer une erreur de jugement, en finançant le retour d'un ancien indésirable, quitte à réaliser une très mauvaise opération sur le plan économique. Voici quelques exemples "parlants".


Anelka, du PSG au... PSG en passant par Arsenal et le Real Madrid.

 


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D'accord, on évoque ici un temps que les moins de 20 ans... Mais le come-back d'Anelka dans le club de ses débuts pour la coquette somme de 33 millions d'euros (215 millions de francs, un record à l'époque) illustre notre sujet à la perfection. Au hit-parade des retours ratés, celui de "Nico" à Paris siège en bonne place. En 2000, le séjour madrilène d'Anelka tourne au vinaigre. Transféré d'Arsenal un an plus tôt avec un statut d'étoile montante du foot mondial - la maison Blanche a déboursé 34 millions d'euros pour obtenir sa signature - l'international français ne parvient pas à s'intégrer au Real Madrid, où il souffre de la pression médiatique.

 

Patron de Canal + - actionnaire principal du club parisien à l'époque - Pierre Lescure flaire le bon coup et n'hésite pas à signer un gros chèque pour obtenir le retour du joueur au bercail parisien. Un flop retentissant sur les plans financiers et sportifs. Et pour cause, après avoir cédé son jeune prodige aux Gunners pour moins d'1 million d'euros (5 millions de francs) en 1997, l'état-major du club francilien mange son chapeau et débourse une somme astronomique, pour faire machine arrière. Las, rien ne se passe comme prévu pour Anelka, dont le second séjour à Paris est gâché par ses relations tumultueuses avec l'entraîneur, Luis Fernandez. Une saison et demie plus tard, l'attaquant quitte à nouveau le club sans avoir brillé, d'abord en prêt pour Liverpool, avant d'être transféré définitivement à Manchester City pour 20 millions d'euros, au début de la saison 2002-2003. 

 

Cesc Fabregas, de la Masia au grand Barça, en passant par Arsenal.

 

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Pur produit de l'école blaugrana, Cesc Fabregas tape dans l'oeil d'Arsène Wenger en 2003, alors qu'il brille déjà dans les sélections de jeunes espagnoles. Convaincu par le discours du technicien français, il s'engage gratuitement chez les Gunners à l'âge de 16 ans, malgré les protestations du FC Barcelone, qui obtiendra 700 000 livres de compensation, suite à une plainte déposée devant la FIFA. Pour le milieu de terrain espagnol, c'est le début d'une idylle de sept saisons, qui le voit devenir l'un des tout meilleurs joueurs de Premier League, inscrire 35 buts et délivrer 80 passes décisives pour les Gunners, dont il devient le capitaine dès la saison 2008-2009.


En 2009-2010, le Barça passe à l'offensive pour rapatrier l'enfant prodige, particulièrement apprécié de Pep Guardiola, qui l'avait pris sous son aile à la Masia. Les dirigeants catalans essuient plusieurs refus des Gunners, désireux de conserver leur joyau, avant de finalement parvenir à leurs fins. Le 14 août 2011, Cesc Fabregas réintègre enfin son club d'enfance pour un montant de 29 millions d'euros. Une somme que l'état major catalan aurait pu (dû ?) ne jamais débourser. 

 

Kaka, de Milan à Milan, après quatre ans d'errance au Real Madrid

 

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A croire que Kakà n'est vraiment lui-même que sous le maillot rossonero. Arrivé de Sao Paulo en 2003, le Brésilien explose dès ses premiers matchs en Italie. Sous les couleurs milanaises, il signe quatre saisons de toute beauté, dont un exercice 2006-2007 inoubliable, qui le voit remporter le Ligue des champions (il termine meilleur buteurs de la compétition) et griller la politesse à Messi et Cristiano dans la course au Ballon d'Or 2007. Au sommet de son art, le natif de Brasilia séduit logiquement le Real Madrid du président Fiorentino Pérez, qui obtient la signature de Kakà contre un chèque de 68 millions d'euros et des émoluments annuels avoisinant les 9 millions d'euros.

 

Malgré son statut de galactique, il vit quatre saisons difficiles à Madrid, où la multiplication des blessures et l'émergence de l'Allemand Mesut Ozil finissent par le pousser vers un inéluctable départ, d'ailleurs encouragé par José Mourinho. En septembre 2013, la boucle est bouclée pour Kakà, qui retrouve un Milan en pleine déchéance sportive dans le cadre d'un transfert gratuit. Comme par enchantement, le meneur de jeu brille à nouveau et donne aux milanistes quelques raisons d'espérer des lendemains qui chantent pour leur équipe, actuelle 11ème de Serie A.

 

Nuri Sahin, le Real Madrid et Liverpool puis retour au Borussia Dortmund

 

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Formé à Dortmund, le milieu de terrain Turc Nuri Sahin est l'un des principaux artisans du retour des jaunes et noirs au premier plan. Elu meilleur joueur de Bundesliga pour la saison 2010-2011, celle du premier titre de champion d'Allemagne remporté par le BvB depuis 2002, il attire très vite les convoitises des plus grands clubs européens. Comme souvent, c'est le Real Madrid qui remporte la mise, en déboursant 10 millions d'euros environ pour s'attacher les services de l'international turc. Sahin est convaincu pouvoir s'imposer dans le plus grand club du monde, mais son exercice 2011-2012 est perturbé par une grave blessure au genou gauche, qui l'empêche d'exprimer ses qualités (10 matches, 1 but). Après un bref passage à Liverpool la saison suivante, Sahin retrouve finalement son club formateur en janvier 2013, grâce à un prêt du club madrilène.

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